Femmes éméchées dans une auto-patrouille: deux policiers suspendus

La photo d'un policier et d'une jeune femme... (photo tirée de twitter)

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La photo d'un policier et d'une jeune femme dans une auto-patrouille était devenue virale.

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Les deux agents du Service de police de la Ville de Montréal qui avaient laissé monter deux femmes, ivres, dans leur auto-patrouille ont été sanctionnés par le Comité de déontologie policière, qui leur reproche leur imprudence et leur manque de jugement. Les policiers Marc Berthiaume et Jason Richer ont respectivement écopé d'une suspension de deux et neuf jours, sans salaire.

«Laisser ces deux femmes, manifestement éméchées, prendre place dans leur véhicule de patrouille témoigne d'une totale imprudence et [...] le public s'attend à une conduite des agents de la paix différente de celle d'une personne qui sort d'un bar à 1h50», peut-on lire dans le rapport du Comité de déontologie rendu public.

Cette fameuse nuit du 27 mai 2014, les agents ont rencontré les deux filles - dont une était âgée de 17 ans à l'époque - sur une terrasse du boulevard Saint-Laurent. Quand les patrouilleurs sont retournés à leur véhicule, les filles les ont suivis. L'une s'est assise à l'avant, aux côtés de l'agent Richer, et l'autre à l'arrière, aux côtés de l'agent Berthiaume. Une photo de la scène prise par une passante était devenue virale, trahissant du même coup les agissements répréhensibles des agents de la paix.

Le rapport dévoile également que l'agent Richer a donné son numéro de téléphone personnel et celui de son coéquipier aux jeunes femmes. Les patrouilleurs les ont rejointes plus tard dans le stationnement d'un dépanneur où ils ont jasé avec elles près de 10 minutes, avant de devoir repartir pour répondre à un appel.

Deux et neuf jours de suspension

L'agent Berthiaume a été suspendu deux jours pour avoir dérogé à son code de déontologie en laissant une femme prendre place à l'arrière du véhicule de patrouille. L'agent Richer a reçu la même sanction, en plus d'une suspension de sept jours pour ne pas avoir vérifié la capacité de conduire de celle qui a pris le volant de sa voiture. Le Comité a toutefois tenu compte de l'absence d'antécédents déontologiques des deux policiers et des regrets sincères qu'ils ont démontrés à la suite des événements. Les agents ont 30 jours pour contester la décision. Ainsi, le SPVM n'a pas voulu commenter.

Lorsque les photos se sont mises à circuler, les rumeurs - et les apparences - voulaient que des actes sexuels aient été commis dans la voiture des policiers. D'autant plus que la jeune fille à l'avant semblait assise sur l'agent Richer et qu'elle portait une robe sans bretelles. Or, les quatre personnes impliquées dans cette histoire nient toute allégation de la sorte. Aucune preuve n'a pu démontrer le contraire. Néanmoins, le mal était fait, comme l'a souligné le Comité, qui a soulevé que «les apparences laissent parfois des traces aussi fortes que la réalité».

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