Consigne: Coderre invite la SAQ «à faire sa job»

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Selon le maire, la collecte du verre coûte 27 000 $ par mois à la Ville de Montréal.

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Les études de la Société des alcools du Québec (SAQ) sur les coûts élevés pour mettre en place un système de consigne du verre n'impressionnent pas le maire de Montréal. Estimant que le fardeau du recyclage ne devait pas reposer sur les épaules des villes, Denis Coderre invite la société d'État «à faire sa job» et à se responsabiliser.

Le maire a offert son appui au ministre de l'Environnement, David Heurtel, dans son projet de mettre en place une consigne pour les bouteilles de la SAQ. La société d'État s'était rapidement rebiffée, invoquant une étude selon laquelle il en coûterait près de 250 millions sur cinq ans pour un tel système. «Même si la SAQ me sort des études, qu'ils fassent leur job», a lancé Denis Coderre, visiblement exaspéré.

Le maire a affirmé que la collecte du verre coûte 27 000$ par mois à la Ville de Montréal. Les centres de traitement reçoivent en effet 1500 tonnes de verre par mois, chaque tonne coûtant 18$ à traiter. Voilà, 80% du verre collecté dans les bacs de recyclage de Montréal proviennent de la SAQ. «La responsabilisation de la SAQ devient incontournable», a indiqué le maire.

Or les informations avancées par le maire sont incomplètes, affirme Éco Entreprises Québec, responsable de financer les coûts de la collecte des matières générées par les entreprises. L'organisation dit que les municipalités sont ainsi compensées à 100%. La SAQ dit d'ailleurs verser aux municipalités 11 millions par année pour le traitement de ses bouteilles. Par ailleurs, la SAQ serait responsable de 50% du verre dans les bacs et non 80%.

Montréal appuie depuis plusieurs années l'idée d'implanter la consigne pour l'ensemble du verre et pas seulement pour les contenants de bière. En plus des coûts, la collecte du verre engendre plusieurs impacts négatifs pour la Ville, a poursuivi Denis Coderre. «Ça contamine d'autres matières, ça use l'équipement et ça met en danger la sécurité des travailleurs. La consigne permettra de favoriser la récupération tout en générant des économies.»

Le conseil municipal de Montréal a adopté une motion à en 2013 pour demander à ce que la consigne soit étendue à tus les contenants de verre, rappelle Sylvain Ouellet, conseiller de Projet Montréal. L'élu souligne que le verre est extrêmement difficile à recycler lorsqu'il est mélangé à d'autres matières, comme c'est présentement le cas. «Le verre est un matériau noble coté environnemental, mais s'il n'est pas recyclé, il perd tout son côté écologique.»

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