L'opposition accuse Coderre de négliger la sécurité des cyclistes

Le maire de l'arrondissement Rosemont-Petite-Patrie, François Croteau, craint... (Patrick Sanfaçon, archives La Presse)

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Le maire de l'arrondissement Rosemont-Petite-Patrie, François Croteau, craint toutefois que les mesures temporaires prises il y a un an à la suite du décès de Mathilde Blais semblent aujourd'hui être devenues permanentes.

Patrick Sanfaçon, archives La Presse

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L'opposition à Montréal accuse l'administration Coderre de négliger la sécurité des cyclistes. Un an après le décès de Mathilde Blais sous un viaduc de la rue St-Denis, Projet Montréal estime que rien n'a été fait pour corriger la situation de façon durable.

«Aujourd'hui, les cyclistes sont aussi en danger qu'ils l'étaient il y a un an, déplore le chef de l'opposition, Luc Ferrandez. L'argent n'est pas là, Denis Coderre a failli sur toute la ligne sur les cyclistes et j'espère qu'il n'y aura pas un drame ce printemps pour lui rappeler.»

Luc Ferrandez avance que l'administration Coderre a réalisé en 2014 seulement 35% des travaux planifiés pour améliorer le réseau cyclable, contre 70% des chantiers ont été faits au réseau routier. L'élu responsable des transports, Aref Salem, réfute ces chiffres, assurant que la métropole a réalisé 34 des 50 km de pistes cyclables prévus en 2014, soit 68%.

L'administration Coderre a déploré cette sortie de l'opposition. «Je ne fais pas de politique avec la sécurité des gens», a rétorqué Aref Salem, élu responsable des transports. Celui-ci indique que 31 des 48 viaducs identifiés comme problématiques à la suite de l'accident de Mathilde Blais ont fait l'objet d'interventions depuis.

Le maire de l'arrondissement Rosemont-Petite-Patrie, François Croteau, craint toutefois que les mesures temporaires prises il y a un an à la suite du décès de Mathilde Blais semblent aujourd'hui être devenues permanentes. Pour sécuriser le passage des cyclistes sous les ponts d'étagement, Montréal avait autorisé les vélos à circuler avec les piétons sur les trottoirs à ces endroits. Or Projet Montréal juge cette mesure est vue comme insuffisante.

«Ce qui est déplorable, c'est qu'il n'y a aucune volonté réelle de mettre les mesures en place pour protéger les cyclistes et les piétons afin de prévenir des décès, regrette François Croteau. Il y a deux rapports du coroner, l'administration Coderre s'entête encore une fois à ne rien faire et plutôt favoriser le déploiement d'autoroutes comme l'A19 ou des centres d'achats comme le Quinze 40, le vieux modèle des années 1970.»

Aref Salem assure que des mesures permanentes seront mises en place d'ici 2017, mais qu'elles doivent être soigneusement préparées. «On veut intervenir de façon permanente partout, mais ça prend plus de temps au niveau de la planification», dit l'élu.

Loin d'aider à améliorer la sécurité des cyclistes, l'administration Coderre y nuit en centralisant la gestion des principales artères de Montréal, ajoute Projet Montréal. «La centralisation empêche les arrondissements d'agir. On ne peut plus faire la moindre petite chose sans l'autorisation de la ville-centre», dit Luc Ferrandez.

Le maire du Plateau prend pour exemple la sécurisation de l'intersection des rues Laurier et Brébeuf qui n'a toujours pas eu lieu. «Ça fait quatre ans qu'on l'attend.»

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