La STM bannit la cigarette électronique... et interdit d'insulter ses employés

L'usage et les vertus attribués à la cigarette... (PHOTO NAM Y. HUH, ARCHIVES AP)

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L'usage et les vertus attribués à la cigarette électronique font l'objet de vifs débats au Québec comme ailleurs en Amérique.

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La Société de transport de Montréal bannit la cigarette électronique. Profitant d'une révision de ses règlements, le transporteur interdit au passage d'insulter ses préposés.

Vapoter sera bientôt passible d'une amende de 50$ dans les stations de métro et dans les véhicules de la STM. Le transporteur vient de soumettre à la Ville de Montréal plusieurs changements à son règlement sur le comportement de ses usagers. Parmi les modifications proposées, un article prévoit interdire de «faire usage d'une cigarette électronique de manière à ce qu'elle dégage une vapeur ou une fumée». Cette interdiction inclut les abris-vélos.

«Ça suit les recommandations de la Santé publique», indique Isabelle Tremblay, porte-parole de la STM. Avant d'entrer en vigueur ce printemps, le règlement, qui a reçu hier le feu vert de l'administration Coderre, doit être approuvé par le conseil d'agglomération de Montréal.

Le Conseil québécois sur le tabac et la santé applaudit la décision. «C'est une bonne décision parce que la question de la cigarette électronique est loin d'être tranchée. Le fait que ça se retrouve dans un lieu public, ça peut incommoder des gens. C'est la meilleure décision qu'ils pouvaient prendre», a commenté Mario Bujold, directeur général de l'organisation.

Insultes interdites

Autre changement, la STM introduit un autre article interdisant «d'injurier, d'insulter ou de provoquer, par des paroles ou des gestes, un préposé de la Société dans l'exercice de ses fonctions». Des paroles déplacées ou un doigt d'honneur pourraient ainsi valoir à leur auteur une amende de 75$ à 500$. «On fait des campagnes régulièrement sur le respect entre la clientèle et les employés et ça s'inscrit là dedans. On cherche à trouver les meilleures pratiques pour éviter les agressions», a indiqué Isabelle Tremblay.

Parmi les autres changements, notons que les patineurs devront désormais s'assurer de mettre un protecteur sur leurs lames, sans quoi  ils s'exposeront à une amende de 75$ à 500$.

La STM simplifie aussi son règlement quant aux prestations musicales en retirant la limite de 80 décibels qu'elle imposait aux musiciens. Le nouveau règlement ne spécifie pas de volume maximal.

La STM n'est pas le seul transport à interdire la cigarette électronique. Le Réseau de transport de la capitale, à Québec, compte bannir le vapotage de ses autobus «d'ici quelques semaines». La modification au règlement devrait être présentée en février ou en mars.

-Avec Le Soleil

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