Montréal veut convaincre Toronto de reprendre son BIXI

Depuis 2012, la Société de vélo en libre-service,... (Photo Ivanoh Demers, La Presse)

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Depuis 2012, la Société de vélo en libre-service, qui gère le BIXI, a rompu ses liens avec la firme qui a conçu le système informatique, 8D. Une poursuite est d'ailleurs pendante entre les deux anciens partenaires. Pour ses nouveaux clients de New York et Chicago, SVLS a plutôt décidé de mettre sur pied son propre logiciel.

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Montréal tente de convaincre Toronto de prendre la gestion du système de vélo en libre-service dans ses rues. Sans quoi, l'aventure torontoise de BIXI risque de bientôt prendre fin.

Les difficultés financières du système de vélo en libre-service de Toronto, géré par une société paramunicipale montréalaise, ont rebondi jusqu'à l'hôtel de ville de Montréal, ce matin. Questionné par un citoyen, Réal Ménard a reconnu que les jours de BIXI dans la ville reine étaient comptés si l'administration de Rob Ford refuse de prendre en charge le système.

«Le scénario le plus probable, c'est que dans les prochains jours nous assistions à la fin des opérations de BIXI Toronto», a affirmé le responsable des transports de Montréal. Les vélos ne disparaîtraient pas du jour au lendemain des rues de la métropole canadienne, le contrat prévoyant une période de trois mois avant de mettre un terme à l'aventure.

Réal Ménard a expliqué que trois scénarios sont envisagés pour sauver le système de vélo de Toronto. Montréal espère avant tout voir la Ville de Toronto reprendre la gestion de BIXI, ce qui lui permettrait d'éviter d'hériter de pertes. Des élus torontois tentent d'ailleurs de convaincre leur maire d'utiliser des fonds prévus pour l'aménagement de toilettes publiques pour couvrir les frais du système.

En parallèle, un partenaire privé est également recherché pour reprendre la gestion du système. Ces deux scénarios apparaissent de plus en plus improbables, a toutefois indiqué Réal Ménard.

En cas d'échec, «il est donc de l'intention du conseil d'administration de Bixi de cesser les opérations à Toronto pour cause de rentabilité», a donc expliqué Réal Ménard. La Société de vélo en libre-service (SVLS) cherche à tout pris à éviter ce scénario pour ne pas se retrouver prise avec le remboursement d'un prêt de 3,9 millions fait dans la ville reine. Réal Ménard n'a pas chiffré les pertes anticipées dans un tel scénario, mais indiqué que tout serait fait pour les réduire.

L'élu a rappelé que l'entente prévue avec l'ancien maire de Toronto, David Miller, prévoyait l'achat de 3000 vélos par la ville reine. L'arrivée de Rob Ford à la mairie a toutefois changé la donne, si bien que seulement 1000 appareils ont été déployés. La rentabilité prévue n'a donc jamais été au rendez-vous.

Bixi Toronto aurait encaissé un «faible déficit» en 2011 et 2012, dit Réal Ménard. Les chiffres précis seront seulement rendus publics en août quand les états financiers de Bixi seront déposés. Le vérificateur général de Montréal est à les analyser, a précisé l'élu.

Vente en attente

Par ailleurs, Réal Ménard a précisé qu'un acheteur avait été trouvé pour le volet international des activités de BIXI, mais que celui-ci avait été incapable de remplir les conditions posées à la date prévue. L'acheteur avait jusqu'au 28 juin pour démontrer sa capacité de reprendre les ventes de vélo en libre-service à l'étranger. Montréal a décidé «être patient» et espère voir l'acheteur pressenti remplir les conditions sous peu.

Rappelons que la SVLS attend la vente de son volet international avant de passer dans le giron de la Société de transport de Montréal.

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