Asphalte: les Montréalais disent non, Montréal dit oui

Michael Applebaum... (Photo André Pichette, La Presse)

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Michael Applebaum

Photo André Pichette, La Presse

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Les Montréalais et leur conseil municipal ne s'entendent pas sur l'urgence d'acheter de l'asphalte pour réparer les nids de poule de la ville, s'il faut en croire le sondage commandé par le maire Michael Applebaum.

Quelque 60 % des 5200 répondants du coup de sonde croient que la ville ne devrait pas acheter d'asphalte auprès d'entreprises éclaboussées par la Commission Charbonneau.

Malgré ces résultats, le maire, Louise Harel,  Richard Bergeron et tous les élus présents au conseil de ville de cet après-midi ont voté en faveur de l'achat. Le risque de voir des cyclistes ou des automobilistes se blesser doit passer en priorité, ont-ils affirmé ce matin.

«On se sent pas bien, ça, c'est sûr et certain. On ne se sent pas joyeux, a expliqué la chef de Vision Montréal, en milieu de journée. Mais en même temps, il faut être responsables. À choisir, on va choisir la sécurité.»

Même son de cloche du côté de son collègue Michael Applebaum.

«Les élus sont ici pour prendre une décision», a indiqué le maire intérimaire. Le sondage «aura permis de démontrer clairement que les Montréalais comme les élus sont partagés sur cette question d'octroi de contrat», a-t-il ajouté.

Quant à la possibilité de faire livrer du bitume de l'extérieur de la province (de l'Ontario ou des États-Unis par exemple), le maire a indiqué que de graves limitations techniques excluaient ce type de solution. «C'est de l'asphalte chaude. (...) Si j'achète une pizza et que je veux que ça arrive chez moi chaud et en bon état, je ne la commanderai pas en Ontario», a-t-il lancé à la blague.

Le maire Applebaum a dit souhaiter que le conseil municipal demande à Québec de passer un décret pour faire analyser le plus rapidement possible la probité des entreprises qui ont remporté ce contrat. Louisbourg est du nombre.

Par ailleurs, le maire a refusé de mettre une croix sur les sondages virtuels non-scientifiques dans le futur. D'autres questions pourraient être soumises au public de cette façon dans le futur, a-t-il ajouté.  M. Applebaum a tenu à préciser que les résultats de son sondage ont été filtrés pour exclure tous les internautes qui ne résident pas sur le territoire de la métropole.

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