Des airs de printemps 2012...

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Les rues de Montréal ont eu des airs de printemps 2012, mardi soir. Plus de 2000 manifestants déterminés à faire connaître leur opposition à l'indexation des droits de scolarité ont marché dans les rues, dans une atmosphère tendue.

La marche s'est ébranlée au parc Émilie-Gamelin, point de départ d'une centaine de manifestations nocturnes l'an dernier. Elle a comme toujours été déclarée illégale dès son départ par la police de Montréal, car l'itinéraire ne lui a pas été fourni.

Une heure après le début de la marche, des méfaits avaient été commis: les vitres d'une succursale de la Banque Scotia et d'un café Starbucks ont été fracassées, et des graffitis ont été faits à divers endroits. À plusieurs reprises, des feux d'artifice ont été lancés en direction des policiers. L'un d'entre eux a d'ailleurs reçu une pièce pyrotechnique dans le visage et a dû être transporté à l'hôpital.

Vers 22h, un avis de dispersion a été lancé aux manifestants par la police. De nombreuses bombes assourdissantes ont été utilisées dont certaines ont explosé dans la foule. Un manifestant a d'ailleurs été blessé au tibia par un éclat de grenade. Il a lui aussi été amené dans un centre hospitalier.

Au moment de mettre en ligne, au moins une cinquantaine de personnes avaient été arrêtées.

Essoufflement

Mais la plupart des manifestants étaient pacifiques. Ils veulent que leur message soit entendu, même s'ils sont réalistes quant à leurs chances de mobiliser de nouveau les étudiants québécois.

«Ça serait une bonne idée de repartir en grève, mais le mouvement s'est essoufflé. On a été écorchés par la police, les médias. Mais nous n'avons plus la masse. C'est dommage, on n'a pas fait six mois de grève pour ça», a dit une étudiante de Saint-Jean.

Les soeurs Martine et Magalie Baudouy hésitaient à donner un nouveau souffle au mouvement de grève. «Ce n'est pas dans mon intérêt parce que je paie pour mes cours. Je vais quand même voter pour la grève par solidarité envers tous les étudiants», a expliqué Martine.

«Il y a aussi l'individualisme. Les gens disent "Je ne veux pas perdre une session, j'ai un travail, fini la grève"», déplore un étudiant du Collège du Vieux-Montréal.

«Nous sommes venus montrer notre désaccord à l'indexation des droits de scolarité. Après tout ce que nous avons fait au printemps dernier, les grèves, les manifs, c'est inacceptable», a dit Annie Trudeau, une élève du Cégep Dawson en faveur de la gratuité.

Le porte-parole de l'ASSE Jérémie Bédard-Wien a participé à la manifestation, même si elle n'est pas organisée par l'ASSE. «C'est intéressant cette reprise des manifestations à l'initiative des militants», a-t-il dit à La Presse.

Il ne voulait cependant pas commenter l'information comme quoi des militants veulent redémarrer le mouvement de grève.

«On ne peut pas dicter aux membres ce qu'ils doivent faire, chaque association est souveraine. Mais c'est intéressant de voir le débat renaître.»

Relisez le clavardage :

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