Bassin de plongée du Parc olympique: sa fermeture choque

Devant l'obligation de réaménager les plateaux sportifs, la... (Photo: Édouard Plante-Fréchette, La Presse)

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Devant l'obligation de réaménager les plateaux sportifs, la RIO a choisi d'éliminer le bassin de plongée sous-marine.

Photo: Édouard Plante-Fréchette, La Presse

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Même si la décision de la Régie des installations olympiques (RIO) semble sans appel, les opposants à la fermeture du bassin de plongée sous-marine du Parc olympique poursuivent leur lutte pour empêcher la destruction d'une infrastructure unique en Amérique du Nord. Mais le temps presse. Aujourd'hui risque d'être la dernière occasion qu'auront les plongeurs de descendre y faire des bulles.

Annoncée en décembre dernier, la fermeture du bassin de 15 mètres était prévue pour le début du mois de janvier. À la fin du mois de décembre, le Coin de la plongée du Parc olympique (CPPO), qui utilise le bassin pour des cours et des plongées libres, a déposé une mise en demeure à la RIO ainsi qu'une injonction sur laquelle le tribunal ne s'est pas encore prononcé.

Réaménagement

Tenu dans l'ignorance par la Régie quant à la nouvelle date de fermeture, le propriétaire du CPPO, Sylvain Bourque, indique que son centre pourrait devoir cesser d'utiliser le bassin dès mardi.

Il n'a pas été possible de joindre la RIO, hier. La fermeture du bassin de 15 mètres est due aux travaux qui permettront d'accueillir l'Institut national du sport du Québec. Devant l'obligation de réaménager les plateaux sportifs, la RIO a choisi d'éliminer le bassin de plongée sous-marine.

Cette décision a suscité la grogne dans la communauté de plongeurs du Québec. Une pétition, qui comptait hier près de 1600 signatures, sera déposée à l'Assemblée nationale le mois prochain.

«Le bassin de 15 mètres permet de perfectionner tous les exercices qu'on doit faire en plongée, comme comment réagir en cas de problème», explique Stéphane Duclos, instructeur de plongée pour le CPPO.

La RIO compte envoyer les plongeurs dans un autre bassin, de cinq mètres. Or, pour les tests d'étanchéité d'équipement que mènent plusieurs plongeurs, descendre à cette profondeur ne permet pas de récréer la pression ressentie à 15 mètres.

Sauver des vies

Ni le CPPO ni la Fédération québécoise des activités subaquatiques n'ont été consultés par la RIO. «Une infrastructure comme celle-là sauve des vies, fait valoir Denis Martel, l'un des administrateurs de la page Facebook pour la sauvegarde du bassin. Ça permet de nous garder à jour, de ne pas devoir impliquer les utilisateurs pour voir l'impact que ça pourrait avoir sur le sport. Ça nous a choqués.» Il déplore que depuis quelques années, la RIO ait abandonné toute promotion du bassin afin d'en augmenter l'achalandage.

Ce manque de consultation a aussi irrité Roger Taillibert, l'architecte du Parc olympique. Dans une lettre envoyée au président-directeur général de la RIO, David Heurtel, il qualifie la suppression du bassin de plongée «d'un affront de plus à la jeunesse et à l'éducation». «En participant à la destruction d'un complexe sportif polyvalent, unique en Amérique du Nord, la réalisation d'un Institut des Sports exigeait un contact avec le créateur de cet ouvrage», écrit-il.

Le bassin de 15 mètres était également un lieu de tournage privilégié. Des scènes de plusieurs films, dont Voyage au centre de la Terre 3D et La Somme de toutes les peurs, y ont été tournées.

«C'est une perte pour l'industrie, déplore le commissaire national du Bureau du cinéma et de la télévision, Hans Fraikin. Plus nous avons de lieux uniques à promouvoir, plus on a de chances d'augmenter les tournages étrangers et les retombées économiques.»

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