Applebaum «tend la main» aux trois partis municipaux

Michael Applebaum, ex-président du comité exécutif, veut «tendre la... (Photo François Roy, archives La Presse)

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Michael Applebaum, ex-président du comité exécutif, veut «tendre la main» aux chefs de trois partis municipaux montréalais.

Photo François Roy, archives La Presse

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(Montréal) La partie d'échecs s'est poursuivie, hier, à l'hôtel de ville de Montréal. Les trois chefs de parti ont multiplié les rencontres afin de trouver un successeur à Gérald Tremblay.

C'est cependant un quatrième acteur, l'ex-président du comité exécutif Michael Applebaum, qui a occupé le devant de la scène. L'ancien bras droit de Gérald Tremblay, qui se présente comme le maire «indépendant et non partisan» apte à hériter de l'intérim vendredi, a affirmé vouloir «tendre la main» aux chefs de trois partis municipaux montréalais.

Il affirme qu'il peut déjà compter sur des appuis «solides» dans son parti, Union Montréal. Il souhaite cependant mettre sur pied une coalition qui inclurait réellement les trois partis. «Pas seulement les deux partis de l'opposition et des indépendants», a-t-il précisé, hier, en entrevue à La Presse.

Le hic, a-t-il souligné, c'est que l'ancien parti de Gérald Tremblay, qui a désigné Richard Deschamps comme successeur, est le seul à ne pas lui avoir répondu.

«J'ai commencé les négociations avec Louise Harel et Richard Bergeron durant la fin de semaine, je les rencontre encore [hier] après-midi, a expliqué M. Applebaum. Richard Deschamps n'a pas répondu. Je lui ai laissé un message personnellement, un texte, j'attends encore sa réponse. Je l'invite à venir me rencontrer n'importe quand. Les Montréalais méritent au moins ça, des rencontres.»

Un caucus «solidaire»

En point de presse, en fin d'après-midi, hier,

M. Deschamps n'a pas fermé la porte à une rencontre avec

M. Applebaum, et il se dit prêt à rencontrer «tout chef de parti». «Mais on ne peut jouer sur deux tableaux, estime-t-il. Il est encore membre du caucus d'Union Montréal, il a une décision à prendre.»

M. Deschamps assure que son caucus est «solidaire» et qu'il aura l'occasion de s'en assurer «dans les 24 prochaines heures». «Je ne crois pas que le parti soit entre-déchiré. J'ai été désigné démocratiquement par Union Montréal, mais il y a une personne qui a pris une option différente.»

M. Deschamps a par ailleurs eu une réunion qu'il a qualifiée de «cordiale» avec la chef de l'opposition, Louise Harel. «J'étais en recherche de solution et de consensus. C'est important de comprendre la vision et le cheminement des partis de l'opposition.»

Il a cependant refusé de s'avancer sur les exigences de l'opposition. Il affirme notamment être «en réflexion» sur la possibilité d'un comité exécutif de coalition.

Mme Harel a été beaucoup plus directe et a qualifié la rencontre de «décevante». Elle n'exclut toujours pas que son parti, Vision Montréal, présente son propre candidat à la succession, vendredi. La décision sera confirmée en caucus demain matin.

«Bien placé» pour gérer la ville

Michael Applebaum, élu pour la première fois en 1994 et membre de la première heure d'Union Montréal, s'estime bien placé pour diriger une coalition. «J'ai occupé des postes importants, je suis bien placé pour gérer la Ville dans un temps comme celui que nous vivons. On peut choisir les meilleures personnes dans les trois équipes. Ma porte est ouverte pour tout le monde, pour tous les partis.»

Cela dit, le maire intérimaire doit s'engager à ne pas être candidat aux élections qui auront lieu en novembre 2013.

Quant à son statut au sein d'Union Montréal, M. Applebaum précise qu'il est toujours membre du parti, mais qu'il n'a pas participé au dernier caucus, lundi. Techniquement, il devra quitter le parti s'il présente formellement sa candidature d'ici demain, à 16h30. «Est-ce qu'on peut avoir un maire au-dessus de toute la partisanerie? Je pense que oui, nos citoyens le méritent.»

Richard Deschamps, quant à lui, a lancé à de multiples reprises un appel à la «responsabilité» des élus lors du scrutin secret qui élira le maire de Montréal pour la prochaine année. «Nous vivons une période trouble. On peut être dans les petits deals, mais je ne suis pas là. Et je ne panique pas. J'exerce un leadership tranquille.»

 

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