Une nouvelle plage au quai de l'Horloge

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Avec une superficie de 2000 mètres carrés couvrant... (Photo: André Pichette, La Presse)

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Avec une superficie de 2000 mètres carrés couvrant toute la pointe de l'horloge, la plage offre différents points de vue: le bassin et ses bateaux, le pont Jacques-Cartier, et même l'île Sainte-Hélène

Photo: André Pichette, La Presse

Nathaëlle Morissette
La Presse

Sable blanc, chaises Adirondack blanches et bleues, une quarantaine de parasols d'une couleur qui s'apparente à celle de la mer des Caraïbes. Description d'un paysage paradisiaque?

Il ne s'agit pourtant ni de Cancún ni de Punta Cana, mais bien de... Montréal. Inaugurée hier soir, la plage de l'Horloge ouvrira ses portes et ses parasols à partir de demain.

Après trois ans de travaux et des investissements de quelque 3 millions de dollars, Montréal Beach prend finalement forme dans le Vieux-Port, sur un terrain situé à l'est du hangar numéro 16, juste au pied de la tour de l'Horloge. Un terrain qui avait été «abandonné, oublié», pour reprendre les termes du concepteur du projet, l'architecte paysagiste Claude Cormier.

Avec une superficie de 2000 mètres carrés couvrant toute la pointe de l'horloge, la plage offre différents points de vue: le bassin et ses bateaux, le pont Jacques-Cartier, et même l'île Sainte-Hélène. Pour ajouter au plaisir, la Buvette par Apollo, dirigée par le chef Giovanni Apollo, a élu domicile à proximité de la nouvelle oasis sablonneuse, histoire de permettre aux gens de se rassasier ou de siroter un verre.

Seule ombre au tableau: il est impossible de se baigner en raison des forts courants. Et malgré l'interdiction de se tremper le gros orteil dans l'eau, les amoureux de la plage devront tout de même débourser un droit d'entrée, à l'exception de cette fin de semaine, où l'accès sera gratuit. Pour remédier à la situation, des brumisateurs - sortes de lampadaires qui diffusent de l'eau - tenteront de se faire aussi rafraîchissants qu'un saut dans la mer.

«Dans le Vieux-Port, on a des murs de quais avec des fonds très profonds qui rendent la baignade dangereuse», explique Claude Cormier. Ainsi, peu importe le lieu d'aménagement de la plage, il aurait été impossible de permettre l'accès au fleuve.

«Près de 50% des gens qui vont à la plage ne se baignent pas, croit Claude Cormier. Il y a là une expérience d'urbanité dans un milieu peu habituel pour la ville. C'est certain qu'on ne peut pas se baigner, mais est-ce que ça veut dire qu'il faut rester à la maison?»

Il rappelle du même souffle que d'autres projets du genre, comme Paris Plages en France, conçu en 2000, ne donnent pas non plus accès à un point d'eau. «Les gens ne peuvent pas se baigner dans la Seine, précise M. Cormier, mais ils peuvent célébrer l'été.»

Quant au prix d'entrée, il permettra d'éponger les coûts engendrés par la présence d'agents de sécurité, ainsi que les services d'entretien et de nettoyage.

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