Compteurs d'eau: Tremblay mettra fin au contrat

Le contrat entre Montréal et GÉNIeau prévoit l'installation... (Photo: François Roy, archives La Presse)

Agrandir

Le contrat entre Montréal et GÉNIeau prévoit l'installation de 32 000 compteurs d'eau dans les immeubles industriels et commerciaux.

Photo: François Roy, archives La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Montréal et les compteurs d'eau: notre dossier

Actualité

Montréal et les compteurs d'eau: notre dossier

Tout sur la saga entourant le contrat de la Ville de Montréal pour ses compteurs d'eau. »

(Québec) Le controversé contrat des compteurs d'eau de la Ville de Montréal va être annulé. Le maire Gérald Tremblay jettera par-dessus bord cet engagement de 356 millions dès qu'il recevra le rapport du vérificateur général de Montréal, le 21 septembre.

De plusieurs sources dans l'administration montréalaise, La Presse a appris que le sort du contrat conclu avec GÉNIeau est réglé. La très nette majorité des candidats derrière Gérald Tremblay lui ont demandé que cet engagement qui a fait les manchettes soit sorti du paysage politique à la première occasion, et le maire «est rendu là».

«Personne ne veut traîner ce boulet en campagne électorale», résume-t-on. Chez les stratèges du parti, on a vite tranché : la perception, répandue, d'un manque d'intégrité de son administration est même plus préoccupante pour Gérald Tremblay que la popularité de son adversaire, Louise Harel.

«C'est un dossier contaminé... quelle que soit la conclusion du vérificateur, cela ne pourra pas être nettoyé dans l'opinion publique et le maire brûle d'impatience de tirer un trait définitif là-dessus», a confié à La Presse un candidat en vue d'Union Montréal. En août, le maire Tremblay avait déjà mis la table d'ailleurs, prévenant publiquement qu'il n'hésiterait pas à annuler l'engagement si le vérificateur découvrait des irrégularités. Ce qu'il n'a pas dit, c'est qu'il était déjà d'avis que la moindre vétille serait suffisante pour faire une croix sur ce projet.

Le nouveau vérificateur de la Ville, Jacques Bergeron, dispose de 825 000 $ pour scruter la transaction suspendue pour l'instant par l'administration Tremblay. «Quand on paie des juricomptables 500 $ ou 600 $ l'heure, vous pouvez être assuré qu'ils vont trouver quelque chose», a-t-on confié au sein du comité exécutif de Montréal. Le vérificateur veut garder une parfaite étanchéité pour son enquête - à la différence de la vérification sur la Société d'habitation et de développement de Montréal (SHDM) dont les textes étaient parvenus à l'avance au cabinet du maire.

Toutefois, a-t-on confié, on connaît déjà les préoccupations des enquêteurs - Sammy Forcillo, membre de l'équipe Tremblay et responsable de ce dossier notamment a été rencontré par les émissaires du vérificateur.

Le contrat signé avec GÉNIeau, un groupe formé par Simard-Beaudry et Dessau, fait les manchettes depuis des mois. Des compétiteurs ont établi que le prix payé par Montréal pour ces compteurs était le triple de la somme prévisible.

Le contrat sur une période de 20 ans est aussi beaucoup plus coûteux qu'un engagement similaire pris par la Ville de Toronto.

Le vérificateur de la Ville a donné le mandat à des avocats de passer au peigne fin les détails du libellé de l'appel d'offres. D'autres juristes se penchent sur les allégations de conflit d'intérêts susceptibles d'avoir entaché le processus d'attribution ; l'ancien président du comité exécutif de la Ville, Frank Zampino, est une bonne connaissance de Tony Accurso, l'un des actionnaires principaux de GÉNIeau. M. Zampino s'était retrouvé parmi les dirigeants de Dessau après son départ de la Ville.

Dans le cercle rapproché de l'organisation Tremblay, on a même réfléchi sur les risques de poursuite de la part de GÉNIeau, en cas de bris de contrat. Plusieurs sont d'avis que les firmes d'ingénieurs n'oseront pas être trop agressives à l'endroit de la Ville, dans l'espoir de préserver des ponts pour l'avenir. D'autres pensent que des poursuites sont possibles, mais «entre perdre les élections sur l'intégrité et une poursuite qui se réglera à l'amiable dans cinq ans, le choix est facile à faire».




publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer