Un faux pacte de suicide démasqué dans un collège privé de Montréal

La blague était une initiative d'un élève de... (NINON PEDNAULT, ARCHIVES LA PRESSE)

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La blague était une initiative d'un élève de 3e secondaire. Sur cette photo d'archives, des élèves d'une classe du Collège d'Anjou écoutent leur enseignant.

NINON PEDNAULT, ARCHIVES LA PRESSE

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La Presse Canadienne

Une invitation à un pacte de suicide qui s'est avérée être une blague a été démasquée mardi dans un collège privé du nord-est de Montréal.

Le directeur général du Collège d'Anjou, Luc Plante, a expliqué que l'incident s'était produit sur l'heure du dîner, au moment où environ 350 jeunes - les élèves de secondaire 3-4-5 - étaient attablés. Trois feuilles invitant les jeunes à signer le pacte de suicide, qui devait se produire le 30 janvier, se sont mises à circuler et ont récolté une soixantaine de signatures.

La vigilance du personnel de surveillance a permis de trouver rapidement les auteurs de l'initiative, soit trois élèves de secondaire 3, qui affirment qu'ils souhaitaient seulement faire une blague.

La direction du collège a immédiatement mis en place un plan d'intervention, commençant par écrire une lettre aux parents pour les informer rapidement de la situation.

Des enquêteurs ont été appelés et ont rencontré les jeunes. Une rencontre avec les parents des élèves signataires a également eu lieu.

« (Les 62 élèves) ont été rencontrés un à un par (des) intervenants pour être capables d'évaluer le degré de vulnérabilité de chaque jeune », a précisé M. Plante.

Une tournée de l'école, située sur la rue Renaude-Lapointe, devait également avoir lieu jeudi matin, afin de faire davantage la lumière sur ce qui s'est produit.

Pour ce qui est des trois initiateurs du pacte, ils ont été rencontrés par les enquêteurs mercredi. Aucune accusation ne sera portée contre eux, mais ils demeurent suspendus de l'école pour l'instant.

« Évidemment, ils ont transgressé notre code de vie, ce qui est clair, mais je pense qu'il y a quand même des humains, des jeunes, qui ont peut-être pris une mauvaise décision », nuance le directeur, qui précise que la direction du collège examinera leur dossier au courant de la journée.

M. Plante souligne par ailleurs que certains des élèves ne savaient pas ce qu'ils signaient lorsqu'ils ont mis leur nom sur l'une des feuilles qui circulaient, puisque seule la première feuille indiquait qu'il s'agissait d'un pacte de suicide.

« Les parents nous ont dit que c'est une leçon qu'ils vont retenir, avant de signer quoi que ce soit, il faut savoir ce qu'on signe dans la vie. »




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