Huit ans après son arrestation, un trafiquant de drogue reçoit sa peine

Mario Brousseau a écopé d'une peine avec sursis... (Photo André Pichette, La Presse)

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Mario Brousseau a écopé d'une peine avec sursis de deux ans moins un jour pour avoir vendu de la drogue en 2009.

Photo André Pichette, La Presse

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Un ancien propriétaire d'immeubles transformés en piquerie et en bordel dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve a finalement reçu sa peine dans une affaire de trafic de drogue, hier, plus de huit ans après son arrestation. Devenu plaideur quérulent pendant l'interminable processus judiciaire, Mario Brousseau a écopé d'une peine avec sursis de deux ans moins un jour pour avoir vendu de la drogue en 2009.

L'homme de 56 ans s'est présenté hier en salle de cour avec un sac à dos plein à craquer, au cas où il serait incarcéré. La Couronne réclamait trois ans de pénitencier pour l'accusé reconnu coupable de 11 chefs d'accusation de trafic de stupéfiants. Or, la juge Joëlle Roy, de la Cour du Québec, a privilégié la suggestion de la défense permettant à l'accusé d'éviter la prison ferme. Il devra toutefois rester cloîtré dans sa résidence durant les huit premiers mois de sa peine.

Drogue et prostitution

Mario Brousseau avait été arrêté en juin 2009 avec une vingtaine de personnes dans le cadre du projet « Pépin » du Service de police de la Ville Montréal (SPVM) visant à démanteler un réseau de trafic de drogue dans Hochelaga-Maisonneuve. Des citoyens se plaignaient depuis des mois aux policiers de la présence de prostituées et de revendeurs de drogue dans des immeubles de M. Brousseau. À cette époque, Mario Brousseau était propriétaire d'une dizaine d'immeubles à Montréal.

Entre le 16 avril et le 1er juin 2009, des agents doubles du SPVM ont acheté de la drogue à 11 reprises à Mario Brousseau dans son appartement de l'avenue Jeanne-d'Arc. Pendant le procès, en mai 2016, un agent d'infiltration du SPVM a notamment raconté avoir acheté deux roches de crack à Mario Brousseau en avril 2009. Il avait dû parler à deux bras droits avant de conclure la transaction avec le trafiquant.

Pilules, crack et cocaïne

« Il y a tellement d'échanges de stupéfiants à cette adresse-là qui ont été faits avec moi, puis qui ont été faits avec des gens. Il y a eu des pilules échangées, il y a eu du crack qui a été échangé. J'ai commandé une bonne quantité de cocaïne, une once », a témoigné le 4 mai 2016 l'agent d'infiltration, dont l'identité est protégée. Une once de cocaïne valait alors environ 1500 $ sur le marché noir.

Notons qu'au cours des huit années de l'interminable processus judiciaire, Mario Brousseau a été déclaré plaideur quérulent par la cour après avoir intenté de nombreuses poursuites frivoles. Cette mesure d'exception interdit à un citoyen d'intenter un recours judiciaire sans l'autorisation d'un juge.




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