Procès Applebaum: une preuve basée sur des témoins «tarés», plaide la défense

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La preuve du ministère public contre l'ex-maire Michael Applebaum n'est pas fiable parce qu'elle repose sur le témoignage de quatre témoins « tarés » qui ont bénéficié d'un grand avantage en venant témoigner.

C'est en résumé, ce que Me Pierre Teasdale a fait valoir ce matin, dans le cadre de sa plaidoirie au procès pour corruption de son client, M. Applebaum. Selon Me Teasdale, l'avantage dont ont bénéficié les témoins à charge, dans cette affaire, c'est de ne pas avoir été accusés eux-mêmes, alors qu'ils ont reconnu avoir participé aux crimes. L'avocat a fait remarquer qu'aucun n'a voulu signer l'entente de témoin collaborateur, ce qui aurait permis d'examiner leur fiabilité. « C'est eux qui décident que ça ne s'applique pas à eux », a-t-il dit.

M. Applebaum a subi son procès sous 14 accusations liées à la corruption, abus de confiance, fraude contre le gouvernement et complot. Le ministère public lui reproche d'avoir touché des pots-de-vin de promoteurs, pour faire avancer deux dossiers : un projet immobilier sur la rue Troie, et un projet de gestion du nouveau centre sportif. Les faits seraient survenus entre janvier 2006 et décembre 2011, alors que M. Applebaum était maire de l'arrondissement Côte-des-Neiges et Notre-Dame-de-Grâce. Hugo Tremblay, qui était son attaché politique, a témoigné voulant que M. Applebaum lui eût montré les rouages du financement illégal et de la corruption. C'était M. Tremblay qui était chargé de demander les pots de vin aux promoteurs et de récupérer l'argent. M. Tremblay affirme avoir obtenu environ 30 000 $ pour le projet immobilier et 25 000 $ pour celui de la gestion du centre sportif, sommes qu'il dit avoir partagées avec M. Applebaum.

Me Teasdale estime que M. Tremblay n'est pas crédible, qu'il était en relation trop étroite et inhabituelle avec les policiers enquêteurs, et qu'il faut faire un acte de foi pour croire son témoignage. L'avocat n'est pas plus magnanime avec les autres témoins qui viennent confirmer ses dires, notamment les entrepreneurs Robert Stein et Anthony Keeler. Ils avaient tout à gagner à incriminer M. Applebaum, car c'est ce dernier que les policiers voulaient.

Me Teadale a comparé cela au fait de demander l'heure à quelqu'un en qui on n'a pas confiance, et vouloir obtenir une confirmation en demandant l'heure à une seconde personne en qui on n'a pas confiance.

La plaidoirie se poursuit.

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