Report des représentations sur la peine pour Tania Pontbriand

Tania Pontbriand, au palais de justice de Saint-Jérôme.... (PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE)

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Tania Pontbriand, au palais de justice de Saint-Jérôme.

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Le rapport avant sentence réalisé au sujet de l'ex-enseignante Tania Pontbriand, coupable d'agressions sexuelles sur un élève, ne satisfait pas ses avocates. Elles ont demandé et obtenu que les représentations sur la peine qui devaient se tenir aujourd'hui à Saint-Jérôme soient reportées au 18 juin, afin de leur permettre de «rencontrer des témoins.»

Ce genre de rapport vise à éclairer la Cour sur la personne à qui elle s'apprête à imposer une peine. L'avocate en défense Hanam Mrani a fait valoir qu'elle trouvait le rapport «court et incomplet.»

Cette demande de remise a fait bondir la procureure de la Couronne Caroline Lafleur qui, elle, était prête à procéder. Elle était fortement opposée à cette remise. Il était entendu depuis le mois de janvier que les représentations sur la peine se tiendraient le 8 mai. Celles-ci avaient simplement été devancées d'une journée, parce qu'un empêchement important a surgi dans l'agenda du juge Valmont Beaulieu pour demain. Le juge a finalement accordé la remise que demandait la défense.

Mme Pontbriand a été déclarée coupable en janvier dernier d'agression sexuelle et contacts sexuels alors qu'elle était en position d'autorité. Pendant deux ans, de 2002 à 2004, cette enseignante en éducation physique et leadership à l'école secondaire Rosemère, a entretenu une liaison torride avec un élève. Le garçon avait 15 ans lors de leurs premières relations sexuelles. Il y en a eu 200 à 300 autres par la suite, selon le jeune homme. Celui-ci s'est décidé à porter plainte en 2007. Mme Pontbriand a été arrêtée et accusée en juillet 2008. Le long procès s'est déroulé par à coups. Le juge Beaulieu a rendu son verdict dans une décision qui faisait 150 pages, en janvier dernier. Malgré la condamnation sans équivoque de l'enseignante déchue, une page Facebook visant à la supporter est toujours en ligne. Ceux qui laissent des commentaires la dépeignent souvent comme une victime.




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