Meurtre de Joleil Campeau: les avocats plaident

Éric Daudelin... (PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE)

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Éric Daudelin

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La défense trouve que la culpabilité d'Éric Daudelin n'a pas été démontrée hors de tout doute raisonnable, tandis que la Couronne estime que seul le tueur a pu donner les détails aussi précis de l'agression sexuelle et du meurtre de la petite Joleil Campeau.

C'est ce qui se dégage des plaidoiries que les avocats des deux parties ont présentées jusqu'à présent, dans le procès d'Éric Daudelin. L'homme de 40 ans est accusé du meurtre prémédité de l'enfant de neuf ans. Disparue vers les 16 h 40, le 12 juin 1995, alors qu'elle se rendait à pied chez une amie, la petite a été trouvée quatre jours plus tard, noyée dans l'eau vaseuse d'un ruisseau, non loin de chez elle, à Auteuil, Me Gilles Daudelin, qui défend l'accusé, a plaidé en premier. Il a insisté sur le fait que son client n'a pas caché avoir été condamné pour des agressions sexuelles dans le passé. Mais il assure n'avoir jamais agressé un enfant. «Avec le passé qu'il a, ça ne veut pas dire qu'il a commis le crime. Il assume ses antécédents», a fait valoir Me Daudelin.

L'avocat a rappelé qu'Éric Daudelin était dans la misère quand il a été recruté par ce qui semblait être une prospère organisation criminelle, au printemps 2011. Il s'agissait en fait d'une opération d'infiltration visant à obtenir ses aveux. Sous la pression, au 45e scénario, M. Daudelin a fait des faux aveux pour conserver ses bénéfices, selon l'avocat.

De son côté, le procureur de la Couronne Pierre-Luc Rolland soumet que seul le tueur pouvait donner des détails aussi précis sur l'agression sexuelle et le meurtre de Joleil Campeau. Éric Daudelin a fait ces aveux à Robert, le patron de l'organisation criminelle, le 21 juin 2011, parce qu'il était convaincu que celui-ci pourrait l'aider à se tirer d'affaire. M. Daudelin avait raconté que ce fameux jour de juin 1995, il roulait sur la rue Debussy. Il était sorti de prison depuis peu. Il a vu la petite Joleil Campeau. «Ça a fait pfuitt, il y a eu un déclic. Il a arrêté sa voiture».

«Ça s'est produit de façon si soudaine, qu'il n'a même pas pris le temps de fermer la porte de son char. C'est ça l'origine du début de tout, la séquestration», a plaidé avec véhémence Me Rolland, qui continuera sa plaidoirie en après-midi.




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