Drames à Terrebonne et Boucherville: le pire se confirme

C'est la fille d'un ami de longue date... (PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE)

Agrandir

C'est la fille d'un ami de longue date du nouveau conjoint de la mère des deux adolescents tués qui a organisé la veillée aux chandelles.

PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

Le choc de la nouvelle résonnait encore, hier soir, quand les premières chandelles d'une veillée à la mémoire des fils de Michel Dubuc se sont allumées : les deux autres cibles du père de famille de Boucherville, l'avocat Benoit Côté et la notaire Marie-Josée Sills, ont succombé à leurs blessures au cours de la journée.

Me Benoit Côté... - image 1.0

Agrandir

Me Benoit Côté

Ils sont donc devenus quatre. Quatre à avoir subi la rage meurtrière de Michel Dubuc, qui aurait d'abord tué jeudi ses deux fils, Gabriel et Jérémie, puis abattu Me Côté et Me Sills, à Terrebonne, avant de revenir à Boucherville pour mettre le feu à sa maison et retourner son arme contre lui.

Devant cette même résidence, la scène était calme, hier. Comme si le temps était suspendu.

Dans le silence, plusieurs dizaines de personnes ont regardé des lanternes s'envoler pour souligner la mémoire de Gabriel, 19 ans, et de Jérémie, 21 ans. Sur le terrain avant de la maison de banlieue, des fleurs et des photos des jeunes victimes - avec leur mère, leurs amis, leur compagne au bal des finissants - faisaient office de mémorial.

Parfois, des sanglots brisaient l'ambiance feutrée. Une atmosphère tranquille et lourde, que la mère des deux jeunes hommes a préféré éviter.

« Je n'ai rien à rajouter à une série d'événements qui a retiré à jamais les plus grands bonheurs de ma vie », a écrit France Ainsley à La Presse, plus tôt dans la journée.

«Je ne sais pas comment j'arriverai à réinventer ma vie sans eux. Ils étaient tout pour moi, le cadeau le plus précieux, la plus belle invention qui soit...»

France Ainsley
mère de Gabriel et Jérémie Dubuc

Elle a ajouté que la famille désirait vivre son deuil loin de l'agitation médiatique. « Merci de nous laisser panser nos plaies comme nous le pouvons, c'est-à-dire dans l'intimité, avec nos proches, seuls avec cette souffrance incommensurable », a-t-elle demandé.

France Ainsley, séparée de Michel Dubuc depuis plus de 10 ans, s'est remariée l'été dernier. C'est la fille d'un ami de longue date de son nouveau conjoint qui a organisé la veillée aux chandelles.

« Hier, en apprenant la nouvelle, je ne savais pas trop comment réagir », a expliqué Caroline Gosselin quand on lui a demandé pourquoi elle avait tenu à rassembler les amis de la famille. « J'avais besoin de dire quelque chose à France, mais je ne trouvais pas de mots assez forts. Ce sont ses deux seuls enfants. Elle n'en a plus... J'ai voulu rassembler tout le monde, montrer qu'on est là pour elle, qu'on pense à Jérémie et Gabriel. »

Onde de choc à Terrebonne

À des kilomètres de là, les proches de Benoit Côté et de Marie-Josée Sills encaissaient la nouvelle qu'ils appréhendaient depuis jeudi, quand les deux juristes ont été transportés à l'hôpital dans un état critique. Après deux jours d'incertitude, ils s'en sont allés.

« Effectivement, les deux personnes atteintes sont décédées », a confirmé Mélanie Dumaresq, porte-parole à la Sûreté du Québec.

Dans l'entourage de Marie-Josée Sills, des amis ont tenu à souligner que la jeune mariée n'avait rien à voir avec les démêlés judiciaires de Benoit Côté, que Michel Dubuc poursuivait pour 1,2 million en raison d'une transaction financière qui a mal tourné.

« C'était une personne hyper intègre, qui n'avait rien à voir avec [le bureau d'avocats] Côté Gosselin », a souligné une amie qui a demandé qu'on respecte son anonymat. En fait, Marie-Josée Sills était une employée du cabinet Boucher et associés, qui avait des bureaux dans le même immeuble.

« C'est une victime collatérale. Elle s'est retrouvée au mauvais endroit, au mauvais moment, a poursuivi son amie. Vraiment, c'était la bonté même. C'était une excellente personne. »

Valérie Blain, elle aussi une amie de la jeune notaire, a tout de suite souligné le sens de l'humour de Marie-Josée Sills. « Elle était très travaillante, respectueuse, très intègre », a-t-elle déclaré.

- Avec Audrey Ruel-Manseau, La Presse

Partager

À découvrir sur LaPresse.ca

publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer