Le SPVM garde le silence à propos d'un manifestant blessé

Sur une série de photos obtenues par La... (Photo Félix O.J. Fournier, collaboration spéciale)

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Sur une série de photos obtenues par La Presse, on peut voir Nicolas Bourgois entouré de policiers avant et après sa blessure survenue pendant la manifestation du 2 avril. Sa tête aurait fracassé la vitre arrière d'une camionnette.

Photo Félix O.J. Fournier, collaboration spéciale

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Plus de trois jours après la manifestation nationale contre l'austérité, la police n'était pas en mesure hier de fournir des informations au sujet du jeune homme qui aurait été projeté contre une camionnette par un policier. Sa tête aurait ensuite fracassé la vitre du véhicule. Malgré ses 10 points de suture, Nicolas Bourgois a aujourd'hui repris tous ses esprits et déposera demain une plainte en déontologie policière.

Le rapport d'événement du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) concernant la manifestation du 2 avril ne fait aucune mention de l'affaire, a indiqué son porte-parole Jean-Pierre Brabant, hier. Des recherches plus approfondies seront effectuées au retour du congé.

Des photos obtenues par La Presse permettent toutefois de documenter l'événement. On aperçoit des policiers s'avancer vers les manifestants. Puis, on voit Nicolas Bourgois courir pour s'éloigner des policiers. Il se retrouve ensuite coincé entre la rangée de policiers et une camionnette.

Par la suite, le jeune homme est encerclé par les policiers et se retrouve au sol, une main sur le visage. L'événement s'est produit au coin de la rue Beaudry et du boulevard De Maisonneuve.

«J'ai senti une vive poussée par l'arrière et sur le coup, je ne me suis même pas rendu compte que j'avais percuté la vitre et qu'elle a explosé... mais les traces d'impact de vitre sur mon visage témoignent que c'est bien moi qui suis passé au travers», explique l'étudiant à la maîtrise en science politique à l'Université de Montréal.

Il se rappelle ensuite avoir été entouré de trois ou quatre policiers, avoir vu une matraque et senti un coup de pied. Selon M. Bourgois, les policiers auraient ensuite poursuivi leur chemin sans qu'un représentant des forces de l'ordre ne vienne à son secours.

Procédure

Le porte-parole du SPVM Jean-Pierre Brabant souligne que les policiers doivent rapporter les événements où des gens sont blessés lors des interventions policières. Si, dans le feu de l'action, les policiers poursuivent leur chemin, d'autres agents plus en retrait prennent alors en charge la personne blessée.

C'est le copain de M. Bourgois qui lui a prodigué les premiers soins. Le jeune homme ajoute qu'il a retrouvé ses lunettes dans le coffre de la voiture contre laquelle il avait été plaqué et s'est ensuite rendu aux urgences. Il a eu sept points de suture sur l'arcade sourcilière et près de l'oreille ainsi que trois sur la jambe.

Au cours du week-end, il a retenu les services d'une avocate. En plus de la plainte en déontologie policière, il n'exclut pas la possibilité de poursuivre au civil.

Il insiste pour dire qu'il manifestait de façon pacifique et n'a rien d'un radical.

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