Une transgenre suspectée d'avoir attaqué une clinique de changement de sexe

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La suspecte a été identifiée comme Jayne Ellen Heideck, une transgenre de Kelowna, en Colombie-Britannique.

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Un mandat d'arrestation pancanadien a été lancé vendredi à l'encontre d'une transgenre de Colombie-Britannique qui aurait attaqué une clinique de changement de sexe montréalaise avec une hache et une machette avant de mettre le feu à une salle d'opération.

Le 2 mai dernier, vers 20h45, une personne s'était présentée au Centre métropolitain de chirurgie, dans le quartier Nouveau-Bordeaux, près de la rivière des Prairies. Armée d'une hache et portant une machette dans un sac, elle s'est ruée en courant vers le bloc opératoire, où elle a mis le feu à l'aide d'un bidon d'essence. Puis elle a pris la fuite.

Personne n'a été blessé, mais le choc a été brutal pour les gens présents. Le feu et l'eau des gicleurs automatiques ont causé des dommages. La clinique a dû annuler des opérations. Un vent de panique s'était propagé dans le milieu trans et chez les intervenants.

«  D'un côté, les gens disent : "Oh ! Mon Dieu, c'est un crime haineux envers les trans." De l'autre, ils se disent : "Ça y est ! Le seul centre qui fait de la chirurgie pour les trans vient de disparaître. Qu'est-ce qu'on va faire ?"  », racontait le Dr Pierre Brassard, un des médecins du centre, dans La Presse du 10 mai.

Pas un crime haineux

Mais les enquêteurs de la police de Montréal spécialisés en incendies criminels ont vite écarté l'hypothèse d'un crime haineux.

La suspecte a été identifiée comme Jayne Ellen Heideck, une transgenre de Kelowna, en Colombie-Britannique, qui était elle-même passée à travers un processus de changement de sexe et avait reçu des traitements à la clinique. Ses motivations ne sont pas encore claires, mais il s'agirait de raisons d'ordre personnel et non pas idéologique.

Un mandat d'arrestation a été déposé à la cour vendredi. Le SPVM ignore où se trouve la suspecte et demande à toute personne qui détiendrait de l'information sur ses déplacements de contacter la police.

« Nous sommes soulagés que ce ne soit pas un crime haineux, mais nous sommes tellement tristes en même temps », a commenté vendredi Mélanie Dupuis, directrice générale du Centre métropolitain de chirurgie, l'un des seuls endroits au Canada à pratiquer les complexes et délicates opérations de changement de sexe.

Le personnel de l'endroit, où plus de 5000 opérations ont été pratiquées, entre habituellement dans la vie des gens au terme d'un long processus de transition qui dure plusieurs années et est encadré par d'autres professionnels.

Des suivis postopératoires sont effectués avec les patients, peu importe la distance, en collaboration avec d'autres professionnels de la santé.

« On n'aurait jamais pensé que quelque chose comme ça pourrait arriver », affirme Mme Dupuis.

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