Accusé de menaces de mort à l'endroit de Bissonnette, il plaide coupable

Alexandre Bissonnette et Mohamed-Amine Ben-Faras sont détenus dans... (Photothèque Le Soleil)

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Alexandre Bissonnette et Mohamed-Amine Ben-Faras sont détenus dans le même bâtiment, à Québec. Des mesures de sécurité ont été prises pour que les deux hommes ne se croisent pas.

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Caroline Plante
La Presse Canadienne
QUÉBEC

L'homme accusé de menaces de mort à l'endroit d'Alexandre Bissonnette a plaidé coupable, jeudi, lors de sa comparution au palais de justice de Québec.

La Couronne avait auparavant retiré l'accusation de menaces de mort envers la famille de Bissonnette.

Se lançant dans une tirade devant le juge Alain Morand, Mohamed-Amine Ben-Faras, âgé de 33 ans, a avoué avoir pris l'avion à Londres, être débarqué à Québec, puis s'être dirigé vers la grande mosquée de Québec où il est entré en contact avec des membres de la communauté musulmane pour tenter de comprendre la tuerie du 29 janvier.

Il a reconnu avoir alors proféré des menaces de mort à l'endroit du présumé tireur Bissonnette, sur le coup de l'émotion, car il était «très fâché, en colère».

Selon le récit de la Couronne, Ben-Faras a demandé où était emprisonné Bissonnette, et où habitait sa famille, en ajoutant que ça lui était égal de faire de la prison.

Bissonnette est accusé du meurtre prémédité de six fidèles qui se trouvaient à la grande mosquée de Québec, le soir du 29 janvier dernier, où il s'est présenté armé sur les lieux. Il est aussi accusé de cinq autres chefs de tentative de meurtre.

Ben-Faras est le neveu d'une des victimes, Azzedine Soufiane.

Des membres de la communauté musulmane de Québec qui ont détecté chez Ben-Faras une «haine dirigée vers les Occidentaux de façon générale» ont rapporté l'avoir trouvé «bizarre et même un peu perturbé», selon le procureur, Me Marc Gosselin. C'est eux qui ont sonné l'alarme.

Le marocain d'origine a été arrêté samedi par des agents de la police de Québec, et envoyé au centre de détention de Québec, où se trouve aussi Bissonnette. Des mesures de sécurité seraient prises pour ne pas que les deux prévenus se croisent.

Vêtu d'un polo turquoise, l'oeil vif, Ben-Faras a semblé exaspéré jeudi devant le juge Morand, qui lui a demandé à au moins cinq reprises s'il reconnaissait ses gestes.

«Je suis venu pour comprendre qu'est-ce qui se passe. Maintenant je me trouve dans une accusation. C'est moi maintenant qui est devenu Bissonnette et Bissonnette est devenu moi? Moi je suis devenu un terroriste?» s'est-il insurgé.

«C'est parce que je m'appelle Mohamed?» a-t-il ajouté.

L'avocat de Ben-Faras a plaidé que son client n'avait aucunement l'intention de mettre ses menaces à exécution.

«C'est que sur le coup, son oncle, qui est mort à la mosquée dans une situation assez épouvantable - la mosquée, ce n'était pas drôle cette tuerie-là -, sa colère a pris le dessus, il a dit des paroles qu'il n'aurait pas dû dire et il regrette», a dit Me Benoît Labrecque.

Ben-Faras connaîtra sa peine vendredi après-midi.

Tout comme lors des comparutions de Bissonnette, des mesures de sécurité exceptionnelles étaient en vigueur à l'entrée de la salle, où chaque personne devait subir une fouille et se soumettre au détecteur de métal.




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