Quatre ex-premiers ministres appuient le C.A. du Barreau

Me Khuong a intenté une poursuite en dommages... (PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, ARCHIVES LA PRESSE)

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Me Khuong a intenté une poursuite en dommages contre les membres du conseil, qui ont répliqué par une contre-poursuite.

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La bâtonnière Lu Chan Khuong ne réintégrera pas ses fonctions, a tranché mardi le conseil d'administration du Barreau du Québec, qui a par ailleurs reçu l'appui de quatre anciens premiers ministres pour sa gestion de la controverse.

Le C.A. du Barreau a indiqué mardi, dans un avis aux membres, que «la réintégration de la bâtonnière dans ses fonctions ne redresserait pas la situation actuelle». Il s'agit d'un pied de nez aux avocats qui ont voté à 68,5 % en faveur de la réintégration de Me Khuong, la semaine dernière, en assemblée extraordinaire.

Dans une lettre ouverte publiée dans nos pages mercredi, les ex-premiers ministres et avocats Lucien Bouchard, Bernard Landry, Daniel Johnson et Pierre Marc Johnson soutiennent la décision du C.A. de suspendre la bâtonnière. «À n'en pas douter, ne rien faire et fermer les yeux les auraient exposés au très sérieux blâme d'avoir abdiqué leurs responsabilités envers le Barreau, ses membres et le public», écrivent-ils. 

Les quatre politiciens d'horizons politiques différents rappellent dans leur lettre l'importance pour un bâtonnier d'avoir un «comportement éthique exemplaire» en raison de ses «responsabilités cruciales». Ils estiment ainsi que la direction du Barreau se devait, dans les circonstances, d'«aller au fond des choses, d'où la validité du fond de la décision».

Les signataires écorchent au passage la décision de la bâtonnière suspendue de rester en poste contre vents et marées. «La bâtonnière aurait-elle dû, par souci de soustraire l'institution du Barreau et elle-même à une controverse préjudiciable à tous égards, se résoudre à quitter avec élégance temporairement ses fonctions et consacrer ses énergies à dissiper le malaise que faisaient naître les allégations qu'elle estime sans fondement? On nous permettra de le penser.» 

«La bâtonnière affirme qu'elle n'a aucun reproche à se faire: nous souhaitons vivement qu'il en soit ainsi, à la fois pour sa personne, pour la profession et pour l'institution du Barreau.» 

La Presse a révélé en juillet dernier que Lu Chan Khuong avait fait l'objet d'une plainte pour vol à l'étalage dans un magasin Simons à Laval, au printemps 2014. Elle n'a fait face à aucune accusation criminelle puisque le dossier a été déjudicarisé. La bâtonnière maintient depuis sur toutes les tribunes qu'elle n'avait pas l'intention de voler des paires de jeans et qu'il s'agissait d'une simple erreur d'inattention.

- Avec La Presse Canadienne

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