«La récréation est finie», lance le juge à Mark Lafleur

«Un jeune homme qui vit encore et toujours... (Photo Ninon Pednault, archives La Presse)

Agrandir

«Un jeune homme qui vit encore et toujours aux crochets de ses parents, qui s'enlise dans un mode de vie oisif régi par le plaisir, qui s'allie à des gens immatures aux comportements irresponsables. Sexe, drogue et jeux vidéos... Incapable de construire une alliance thérapeutique, il manque ses rendez-vous...», a lancé le juge au sujet de Mark Lafleur (photo).

Photo Ninon Pednault, archives La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

En plus de ses onze mois et demi de prison pour avoir conduit avec les facultés affaiblies par la drogue, Mark Lafleur a eu droit à un sermon bien senti, et à une sévère mise en garde de la part du juge Gilles Garneau, mercredi, au palais de justice de Saint-Jérôme.

«La cloche a sonné, la récréation est finie. Vous allez être obligé de vous prendre en main. Ça s'arrête ici», a tonné le juge Garneau, en imposant sa peine au cadet des fils du célèbre Guy Lafleur. Âgé maintenant de 31 ans, Mark Lafleur était assis dans le box des accusés, menotté, le crâne rasé, les bras et le cou couvert de tatouages. Il opinait poliment, quand le juge parlait. «Oui, monsieur le juge.»

Le jeune Lafleur était de retour devant la cour parce qu'il s'est fait prendre trois fois à conduire avec les facultés affaiblies par la drogue, en l'occurrence du GHB. C'est arrivé le 24 janvier 2014, le 23 mai 2014, et le 17 août 2015. Cette dernière fois, le jeune Lafleur est resté détenu. Il a plaidé coupable aux accusations de conduite avec facultés affaiblies, et de bris de probation. La peine de onze mois et demi a été rajoutée au temps qu'il a purgé en détention préventive. Il est à noter qu'à chaque fois, ce sont des citoyens qui prévenaient la police, en voyant la manière dont était conduite la voiture du jeune Lafleur. 

«Vous êtes un danger pour la société lorsque vous êtes en état d'ébriété», a dit le juge après avoir adressé plusieurs reproches à l'accusé. «Un jeune homme qui vit encore et toujours aux crochets de ses parents, qui s'enlise dans un mode de vie oisif régi par le plaisir, qui s'allie à des gens immatures aux comportements irresponsables. Sexe, drogue et jeux vidéos... Incapable de construire une alliance thérapeutique, il manque ses rendez-vous...»

Le juge a signalé que plusieurs personnes avaient délaissé M. Lafleur en raison de son comportement, mais l'a assuré que le système judiciaire  «ne vous laissera pas». «Pensez-y quand vous serez dans votre cellule.» Il l'a enjoint de se prendre en main et de trouver du travail rapidement en sortant de prison. «Le travail, c'est une habitude, va falloir prendre cette habitude rapidement.»

Le juge a laissé une partie de la peine en suspens. De cette manière, si M. Lafleur récidive, il sera ramené devant lui pour recevoir cette peine. Et cette fois, ce sera une longue peine de prison qui l'attendra, a promis le juge.

«Je suis reconnu pour deux choses: j'ai une excellente mémoire, et je tiens mes promesses», a lancé le juge. Il a demandé à Lafleur d'ouvrir les yeux pour voir la lumière au bout du tunnel, car «il y en a toujours une».

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer