Appel au boycottage de la quête dans les églises

L'église de Saint-Élie-de-Caxton, en Mauricie.... (Photo: Édouard Plante-Fréchette, archives La Presse)

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L'église de Saint-Élie-de-Caxton, en Mauricie.

Photo: Édouard Plante-Fréchette, archives La Presse

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À quelques heures de Noël, l'Association des victimes de prêtres (AVP) lance un appel au boycottage de la quête lors de la messe de minuit. Par ce geste, l'association souhaite dénoncer les «trop nombreuses» agressions sexuelles commises par des prêtres de l'Église catholique.

«Au lieu d'être récolté pour aider les gens démunis et indemniser les victimes, l'argent s'en va directement aux cabinets d'avocats endossés par les communautés religieuses et sert à enrichir une institution déjà richissime», a déploré Carlo Tarini, porte-parole de l'AVP, dans une entrevue avec La Presse.

L'association invite plutôt les croyants du Québec à faire des dons à l'organisme Centraide.

Fondée en 2008, l'AVP a pour mission de défendre les personnes victimes d'agressions sexuelles commises par des «prêtres pédophiles». Hier matin, des dizaines de victimes sont descendues dans la rue pour dénoncer l'Église catholique et le pape Benoît XVI, qui font la sourde oreille dans ce dossier. Ils arboraient notamment des pancartes sur lesquelles on pouvait lire «La prison pour les prêtres pédophiles» et «Leur seul regret... de s'être fait pogner».

Le groupe s'est rassemblé devant l'église Saint-Viateur, à Outremont, une des propriétés de la communauté des clercs de Saint-Viateur. Carlo Tarini explique que ce point de départ n'a pas été choisi au hasard: 28 prêtres de cette congrégation auraient en effet agressé sexuellement des enfants sourds et muets de l'Institut des sourds de Montréal, entre 1940 et 1982.

«Il y a eu des incidents dans à peu près toutes les institutions religieuses au Québec, mais c'est le cas qui nous interpelle le plus, indique le porte-parole. Non seulement on s'attend à ce qu'ils brisent leur silence, mais on s'attend à ce qu'ils stoppent leur aveuglement volontaire.»

M. Tarini espère que cet appel au boycottage sera également respecté hors des frontières du Québec.

Comme les églises sont pleines à craquer à Noël, il s'agirait d'un moment propice pour forcer l'Église catholique à réagir. «Le pape va sur les ondes et dit «Joyeux Noël» en 56 langues, mais il ne dit pas grand-chose aux victimes. Il doit boire de sa propre bouteille de scotch et agir d'une façon morale, parce que la position actuelle est intenable.»

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