Des manifestants réclament justice dans l'affaire Villanueva

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Une centaine de personnes se sont rassemblées samedi à Montréal-Nord pour... (Photo: François Roy, La Presse)

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Photo: François Roy, La Presse

Annie Mathieu
La Presse Canadienne
Montréal

Une centaine de personnes se sont rassemblées samedi à Montréal-Nord pour manifester aux côtés de la famille du jeune Freddy Villanueva, tué par un policier le 9 août, pour demander au gouvernement de tenir parole et payer les frais d'avocat de toutes les familles impliquées dans l'événement.

Les manifestants se sont réunis en début d'après-midi samedi au parc Henri-Bourassa, à l'endroit où le jeune Freddy est tombé sous les balles policières. Puis, ils ont entamé une marche qui devait les mener au bureau de la députée de la circonscription de Bourassa-Sauvé, Line Beauchamp.

La mère de Freddy, Lillian Villanueva, a ouvert le cortège qui a tranquillement défilé dans les rues de Montréal-Nord. «Il n'y a pas de justice», a-t-elle lancé, les larmes aux yeux.

La soeur de la victime et porte-parole de la famille, Patricia Villanueva, a répété à plusieurs reprises que la seule chose que réclamait la famille était que le gouvernement tienne parole. Selon elle, le 2 décembre, le gouvernement leur avait promis qu'il paierait les frais d'avocats pour les toutes les familles impliquées dans l'affaire. Depuis, le gouvernement aurait fait volte-face.

«C'est une personne qui travaille pour le gouvernement qui a tué mon frère. Je pense qu'on a le droit à ce qu'ils nous payent un avocat, pas juste pour quatre jours mais pour toute la préparation et pour toute la durée de l'enquête et aussi pour les deux autres victimes qui ont été blessé par balle», a-t-elle ajouté.

Les travaux de l'enquête, qui devaient débuter le 16 février, ont été reportés. Mais selon la soeur du jeune Freddy, même si les familles disposent davantage de temps, c'est l'argent qui fait défaut.

Les représentants de la Coalition contre la Répression et les Abus Policiers (CRAP), ont soutenu qu'il était injuste que les policiers soient représentés par six avocats payés par l' DEtat alors que les familles des deux témoins n'avaient droit à aucun.

«Si les familles des victimes n'ont aucune représentation juridique, il est clair qu'il va y avoir un déséquilibre au niveau des forces en présence», a indiqué l'un des porte-parole de la coalition, Alexandre Popovic. Le CRAP a déposé vendredi une plainte à cet égard auprès ministère de la Sécurité publique.

Le groupe Montréal-Nord Républik était également présent à la manifestation. «On est en train de mettre tout sur pied pour avoir une parodie de justice et une enquête biaisée d'avance», a indiqué un des membres du collectif, Guillaume Hébert. Selon lui, le message envoyé par le gouvernement est que l'enquête ne servira qu'à entériner l'enquête de la Sécurité du Québec (SQ).

Aldena Ortiga connaissait Freddy ou «Pipo» depuis qu'il était tout petit. Amie de la famille Villanueva, elle marchait samedi pour demander la justice et «dénoncer ce que la famille et tout le monde ressent». «Toute la vérité a été cachée», a-t-elle conclu.

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