Valérie Plante propose des voies rapides pour vélos

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L'aspirante mairesse Valérie Plante souhaite créer un « Réseau express vélo » de 140 km afin de mieux sécuriser et désengorger les pistes actuelles.

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Montréal pourrait bientôt avoir un réseau de voies rapides pour cyclistes, à l'instar de grandes villes européennes. C'est du moins ce que souhaite l'aspirante mairesse Valérie Plante en proposant de créer un « Réseau express vélo » de 140 km afin de mieux sécuriser et désengorger les pistes actuelles.

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Projet Montréal a dévoilé hier les grandes lignes d'un plan pour offrir des voies rapides pour les cyclistes.

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La cheffe de Projet Montréal a dévoilé hier les grandes lignes d'un plan pour offrir des voies rapides pour les cyclistes. « Ceux qui roulent de chez eux au centre-ville veulent un réseau rapide et sécuritaire », a justifié Valérie Plante.

L'aspirante mairesse propose ainsi d'aménager 35 km de pistes protégées par an pour les quatre prochaines années, afin d'offrir un réseau de 140 km de voies rapides en 2021. Les pistes seraient séparées et unidirectionnelles pour éviter les conflits entre utilisateurs. Pour couvrir les coûts d'aménagement d'un tel réseau, Projet Montréal prévoit investir 25 millions par an pendant 10 ans dans le réseau cyclable.

Plusieurs inconnues demeurent toutefois. Projet Montréal a présenté une ébauche du REV, mais la carte présente uniquement des « lignes de désir » et non des tracés établis. Les artères dans lesquelles les voies rapides pourraient être aménagées n'ont ainsi pas été identifiées précisément.

« C'est un plan global, c'est une vision qui répond aux besoins des 116 000 cyclistes qui roulent quotidiennement à Montréal pour aller au travail. On va consulter pour avoir les meilleurs tracés, les meilleures largeurs, les meilleurs détails », a dit Valérie Plante. Elle n'écarte pas l'idée d'implanter le REV sur de grands axes.

FACILITER LE PARTAGE DE LA ROUTE

Aux automobilistes qui risquent de mal recevoir la nouvelle, elle répond que ce réseau viendra au contraire les aider dans leur conduite. « Pour les automobilistes aussi, c'est stressant de circuler en ville et de ne pas trop savoir la place du cycliste ou du piéton. Le partage de la route n'est pas toujours clair », dit-elle.

En plus de sécuriser les déplacements, Valérie Plante estime que le REV permettra de désengorger les pistes, dont plusieurs sont à saturation. « Le réseau cyclable est déjà à pleine capacité. Sur Sherbrooke le matin, les cyclistes sont tellement nombreux qu'ils finissent par prendre une voie de circulation complète. Le REV aura plusieurs axes pour désengorger le réseau actuel. »

Plusieurs villes en Europe ont développé des « autoroutes » pour vélos, qui permettent aux cyclistes de rouler plus rapidement sans avoir à s'arrêter à toutes les intersections. L'idée a d'abord vu le jour en Allemagne. Un projet de « bike autobahn » prévoit de relier les villes de Duisbourg et Hamm, dans l'ouest du pays, au nord de Cologne, distantes de 100 km. Ces autoroutes cyclables sont beaucoup plus larges - jusqu'à 4 mètres - que les pistes ordinaires, ce qui facilite les dépassements.




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