Vidéosurveillance: deux appels d'offres de la STM examinés

La STM a attribué un contrat de plus... (PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, archives LA PRESSE)

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La STM a attribué un contrat de plus de 3 millions à GMS Technologies pour la fourniture et l'installation de 373 systèmes de vidéosurveillance dans les autobus. Trois entreprises avaient pourtant soumis une offre plus basse.

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Bruno Bisson
La Presse

La vérificatrice générale de la Société de transport de Montréal (STM) devra examiner les deux appels d'offres lancés depuis janvier pour des systèmes de vidéosurveillance, afin de s'assurer que les «processus utilisés» dans l'attribution de ce contrat de 3,2 millions «sont conformes aux lois».

Selon la STM, l'examen de ces appels d'offres et de l'attribution du contrat, entériné le 2 juillet par le conseil d'administration, pourrait prendre jusqu'à l'automne «compte tenu de la difficulté de parler à tous les intervenants à cette période de l'année».

La Presse a révélé, mardi, que la STM a attribué un contrat de près de 3,2 millions au soumissionnaire qui était classé au quatrième rang, lors d'un appel d'offres public, après que les soumissions présentées par quatre entreprises concurrentes eurent toutes été jugées «non conformes», pour des raisons que la STM refuse de divulguer.

Le contrat a été attribué à la firme GMS Technologies de Dorval pour la fourniture et l'installation de 373 systèmes de vidéosurveillance dans les autobus, soit environ 20% du parc de véhicules du transporteur public. Le contrat sera réalisé sur presque trois ans et sa mise en oeuvre n'est pas suspendue durant l'examen par la vérificatrice.

Les quatre entreprises disqualifiées sont iMotion Sécurité, Solotech, Vision Systems et March Networks. Les trois premières avaient présenté des soumissions moins chères que celle de GMS Technologies, lors de l'appel d'offres lancé en mai dernier, avec des différences de prix allant de 650 000$ à 1,1 million.

Sous le couvert de l'anonymat, des dirigeants d'une majorité de ces entreprises, joints par La Presse cette semaine, ont déploré le manque de transparence de la STM dans ce dossier.

Tous ont appris l'attribution du contrat par un entrefilet publié dans La Presse, ou par pur hasard. Ils n'ont pas été informés, en cours de processus, que leurs propositions devaient être rejetées parce qu'elles n'étaient pas conformes aux termes de l'appel d'offres. Et aucun, à ce jour, n'a encore été informé des motifs de non-conformité de leur soumission.

C'était la seconde fois que la STM procédait à un appel d'offres pour ces systèmes de vidéosurveillance. Le premier appel d'offres, lancé en janvier, s'était éternisé sur deux mois. Selon un soumissionnaire, la STM a déposé 11 changements (addendas) à son appel d'offres original, en cours de processus. Cinq entreprises ont déposé des soumissions. En mars, elles ont toutes été jugées non conformes, et l'appel d'offres a finalement été annulé.

Dans le libellé du mandat confié à la vérificatrice de la STM, Suzanne Bourque, le président de la STM, Philippe Schnobb, «demande d'entreprendre l'examen du processus d'appel d'offres et d'octroi du contrat» et de «vérifier le processus ayant eu cours lors du premier appel d'offres sur l'acquisition de systèmes de vidéosurveillance pour autobus urbains, annulé en mars 2014».

«Cette vérification, ajoute M. Schnobb, vise à donner l'assurance raisonnable que les processus utilisés sont conformes aux lois, règlements et encadrements de la STM.»




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