Coderre accusé de reculer sur le SLR

La semaine dernière, le ministre responsable de la... (ILLUSTRATION FOURNIE PAR L'AMT)

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La semaine dernière, le ministre responsable de la région métropolitaine, Robert Poëti, a jeté une douche froide sur les partisans d'un SLR (illustré ci-dessus) quand il a refusé de choisir entre cette option et un service d'autobus.

ILLUSTRATION FOURNIE PAR L'AMT

Même s'il assure qu'il est favorable depuis le début au système léger sur rail (SLR) dans l'axe du pont Champlain, le maire Denis Coderre a été accusé hier d'avoir fait volte-face.

En premier lieu, le leader de l'administration Coderre, Francesco Miele, a refusé qu'une motion d'urgence de l'opposition officielle sur ce sujet soit dûment inscrite à l'ordre du jour hier après-midi. Il l'a plutôt reportée au moment où les autres motions des conseillers - il y en a 10 ce mois-ci - seront débattues, vraisemblablement aujourd'hui en fin de journée.

Ce délai a ulcéré les élus de Projet Montréal, qui y ont vu une tentative d'étouffer le débat. «Mardi en fin d'après-midi, il n'y pas grand média dans le décor, a fait remarquer en point de presse le chef du parti, Richard Bergeron. Je suis inquiet de sa réponse. Ça met un sérieux doute sur la volonté réelle de mettre en place un SLR.»

«Tous d'accord»

Devant le conseil, le maire Coderre a en outre évoqué le fait que le SLR ne roulerait que trois ou quatre ans après l'ouverture du nouveau pont Champlain, prévue en 2018. «Il va y avoir des autobus qui vont rouler pendant ce temps», a indiqué le maire.

«On est tous d'accord avec le SLR, a-t-il tenu à rappeler. Mais il faut aussi comprendre qu'entre-temps, il y a des réalités de financement. On se doit d'être rationnel et responsable. On a besoin d'études, d'analyses, pour dire combien ça coûte, voici le choix, voici le retour sur l'investissement.»

Le chef de l'opposition officielle estime quant à lui qu'il est possible d'entamer dès maintenant les travaux préliminaires de part et d'autre du nouveau pont. «Je suis partisan d'une stratégie volontaire, d'une action immédiate. Je ne vois pas ce qui nous empêche de procéder rapidement.»

La semaine dernière, le ministre responsable de la région métropolitaine, Robert Poëti, a jeté une douche froide sur les partisans d'un SLR quand il a refusé de choisir entre cette option et un service d'autobus. Le maire Coderre, lui, a annoncé qu'il donnerait à l'Office de consultation publique de Montréal le mandat d'étudier le projet de SLR, «pour qu'on puisse démontrer que ce mode est souhaitable», a-t-il précisé hier au conseil.

Réaction de Couillard

À Québec, le premier ministre Philippe Couillard a soutenu qu'il est important que son gouvernement «réexamine en profondeur» le choix du SLR au même titre que d'autres décisions annoncées par le gouvernement précédent. Il a insisté sur le coût du projet - plus de 2 milliards, selon son ministre des Transports. Et il a fait valoir que son gouvernement doit tenir compte d'autres projets de transport dans l'agglomération de Montréal: le train de l'Ouest, le prolongement du métro vers l'Est mais aussi Laval, les voies réservées aux autobus, le boulevard Notre-Dame.

«Il y a beaucoup, beaucoup de projets très importants. On veut faciliter les déplacements, favoriser les transports collectifs, mais il faut s'assurer d'avoir des bonnes priorités et, surtout, que les projets soient solides», a-t-il soutenu.

Il a affirmé que la décision du gouvernement n'est pas encore prise entre le SLR et le service rapide par bus sur le nouveau pont Champlain.




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