Pas un jugement sur le mouvement indépendantiste, selon Péladeau

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Le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau

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Le 19 octobre 2015, un gouvernement libéral majoritaire dirigé par Justin Trudeau a été élu. »

(QUÉBEC) La victoire décisive du Parti libéral et le recul du Bloc québécois dans les suffrages traduisent le ras-le-bol face au gouvernement Harper et non un déclin du mouvement souverainiste, selon le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau.

Le chef péquiste a félicité le nouveau premier ministre Justin Trudeau pour sa victoire. C'est lui qui a su s'imposer comme la solution de rechange au gouvernement conservateur de Stephen Harper, a-t-il observé.

«J'ai rencontré des souverainistes qui m'ont dit qu'ils allaient voter libéral, d'autres pour les néo-démocrates, parce que leur volonté était de congédier le gouvernement Harper », a-t-il relaté.

À ses yeux, l'élan populaire qui a porté M. Trudeau au pouvoir était motivé par le désir de «congédier» les conservateurs. C'est  pourquoi il refuse de voir dans les résultats de lundi soir un indice de l'essoufflement du mouvement indépendantiste.

«Ce n'est pas un test électoral, a résumé M. Péladeau en point de presse mardi. C'est une élection qui ne concerne pas la souveraineté.»

M. Péladeau avait critiqué le Bloc lors d'une rencontre avec des militants péquistes l'an dernier. Mais il s'est rallié avec enthousiasme à M. Duceppe, à qui Mario Beaulieu a cédé la direction du Bloc plus tôt cette année.

Le chef péquiste a effectué une tournée en vélo aux côtés de M. Duceppe et a pris part à plusieurs rassemblements bloquistes pendant la campagne.

Les troupes de Justin Trudeau ont fait élire 40 députés au Québec, contre 10 pour le Bloc de Gilles Duceppe. La formation indépendantiste a quintuplé le nombre de sièges qu'elle comptait à la dissolution de la Chambre des communes, mais il en manque deux pour obtenir le statut de parti officiel.

Le Bloc a par ailleurs reculé dans le vote populaire en ne recueillant que 19,4% des suffrages.

Selon le premier ministre Philippe Couillard, les résultats de l'élection témoignent du «lent déclin du mouvement souverainiste».

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