Gilles Duceppe attaque ses adversaires sur les transferts fédéraux en santé

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L'enjeu des transferts en santé est majeur, soutient Gilles Duceppe, puisqu'il menace de créer un «déséquilibre fiscal extrême».

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Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a attaqué ses adversaires en les accusant de mettre le système de santé publique en péril.

Gilles Duceppe a déclaré ce matin vouloir «faire du rétablissement des transferts fédéraux en santé son premier cheval de bataille du Bloc», ceux-ci ayant été gelés par le gouvernement. Il demande à ce qu'Ottawa tienne compte des effets du vieillissement de la population, ce qui aurait pour effet d'augmenter les transferts pour le Québec de 7,3 milliards au cours des 10 prochaines années.

«En décidant de geler les transferts en santé, [Stephen Harper] met le système de santé en péril», a dénoncé le chef bloquiste.

Voilà, Gilles Duceppe dit attendre bien peu dans ce dossier des deux autres prétendants au poste de premier ministre. Il déplore notamment que Justin Trudeau «n'ait pris aucun engagement clair» sur ce sujet.

Quant à Thomas Mulcair, Duceppe l'accuse de renier les principes de son parti. «Pour plaire aux banques de Bay Street, il a pris l'engagement formel d'arriver au déficit zéro, de nous lancer dans l'austérité tout comme Stephen Harper le propose.»

L'enjeu des transferts en santé est majeur, soutient Gilles Duceppe, puisqu'il menace de créer un «déséquilibre fiscal extrême». «Si rien ne change, dans 30 ans, Ottawa aura entièrement payé sa dette tandis que le Québec et les provinces seront quasiment en faillites», a lancé le chef bloquiste, qui appuie ses propos sur les constats du directeur parlementaire du budget. Il cite également le Conference Board du Canada qui évalue que dans 20 ans, Ottawa dégagera des surplus annuels de 110 milliards pendant que les provinces engendreront des déficits de 172 milliards.

Le Parti conservateur s'est défendu d'avoir gelé les transferts en santé, assurant au contraire les avoir augmentés de près de moitié par rapport au précédent gouvernement libéral. Ceux-ci atteignent 7,4 milliards cette année, soit 1,7 de plus qu'auparavant. «Notre système de santé est l'un des plus généreux au monde. C'est plutôt dans la demeure de Gilles Duceppe et du Bloc qu'il semble y avoir péril», a répliqué une porte-parole du premier ministre, Catherine Loubier.

Le Nouveau parti démocratique a assuré vouloir protéger l'intégrité du système public de santé. «Le NPD est le parti fondateur de notre système d'assurance-maladie et nous allons protéger l'intégrité du système, a défendu Simon-Pierre Landry, candidat du NPD dans Laurentides-Labelle, un omnipraticien-urgentiste de profession. Contrairement aux libéraux de Justin Trudeau qui s'inspirent de l'héritage de Paul Martin, nous n'allons pas couper les transferts en santé et en éducation ou piger dans la caisse d'assurance emploi pour équilibrer le budget.»

Le Parti libéral s'est défendu de ne pas avoir présenté d'engagement ferme, précisant que Justin Trudeau avait invité les premiers ministres des provinces afin d'établir une entente à long terme sur le financement des soins de santé. La candidate libérale dans Ahuntsic-Cartierville, Mélanie Joly, ajoute que son chef «s'est engagé à donner aux Canadiens un meilleur accès à des prestations lorsqu'ils prennent soin d'un membre de leur famille gravement malade».

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