La perspective d'un tel affrontement semble plaire au chef libéral, qui est pourtant un néophyte de ce genre d'exercice. «Je suis là, je suis disponible», a-t-il affirmé, de Vancouver, où il a fait campagne mercredi.
«Je ne veux exclure personne, ce n'est pas à moi de choisir, mais je suis tout à fait prêt à faire un débat direct avec M. Harper», a-t-il ajouté.
Selon lui, un tel débat permettrait d'opposer l'espoir à la peur, et de discuter des principes et des priorités de sa formation, c'est-à-dire les familles, les personnes âgées, les étudiants, et de celles des conservateurs: les prisons, les avions militaires et les baisses d'impôt pour les grandes entreprises.
De son côté, le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a jugé inacceptable l'idée d'un débat qui ne réunirait que les leaders du Parti conservateur et du Parti libéral.
«C'est une attaque à la démocratie et nous allons nous y opposer», a affirmé M. Duceppe, de passage à Montréal.
«Nous voulons parler du Québec, de ses enjeux, de ses valeurs et de ses intérêts à ce débat comme nous le faisons depuis 1993. Nous représentons près des deux tiers des députés québécois et ce serait un peu particulier que nous ne puissions pas être là», a-t-il ajouté.