L'accès du public à l'Assemblée nationale, un impératif

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La sécurité a été augmentée mercredi à l'Assemblée nationale.

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Attentat à Ottawa

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Attentat à Ottawa

Le 22 octobre 2014, des coups de feu ont été tirés sur la colline parlementaire, à Ottawa. »

(QUÉBEC) L'accès du public à l'Assemblée nationale doit demeurer «la priorité numéro un», selon le sergent d'armes Jean-François Provençal. L'homme chargé de protéger les parlementaires là où se déroulent les débats s'est par ailleurs dit ébranlé par l'attentat d'Ottawa, où son confrère Kevin Vickers a dû tirer sur le tireur Michael Zehaf Bibeau.

Au terme de la période de questions quotidienne de l'Assemblée nationale, hier, M. Provençal a déclaré qu'il était troublé par les événements qui ont secoué la capitale fédérale. Il connaît bien le sergent d'armes Vickers, qu'il a rencontré à plusieurs reprises.

«Je n'en ai pratiquement pas dormi de la nuit», a confié M. Provençal dans les couloirs de l'Assemblée nationale.

Plusieurs observateurs estiment que le drame d'Ottawa marque la «fin d'une époque» et prédisent un vaste resserrement des mesures de sécurité autour du parlement fédéral.

Dans la capitale québécoise, les contrecoups de la fusillade sont visibles aussi. Les visites à l'hôtel du Parlement et à la bibliothèque de l'Assemblée nationale sont suspendues. La circulation dans les bâtiments et sur le campus parlementaire est restreinte. Des policiers de la Sûreté du Québec ont été appelés en renfort pour monter la garde aux côtés des constables spéciaux.

Toutes ces mesures restent en place jusqu'à nouvel ordre, a confirmé l'administration de l'Assemblée nationale hier.

«Priorité numéro un»

Pour M. Provençal, un ancien officier de l'armée de réserve, les mesures de sécurité ne doivent pas dresser un mur entre la population et ses élus.

«La priorité numéro un, c'est de garder cela accessible au public, a-t-il indiqué. D'ailleurs, c'est ce que les députés souhaitent en grande partie. Ça va donc faire partie de la réflexion.»

Comme à Ottawa, le sergent d'armes de l'Assemblée nationale a pour mission de protéger les élus dans la salle des séances. Il est également le gardien de la masse qu'il porte à l'ouverture et à la fin des séances comme symbole de l'autorité royale.

Contrairement à son confrère de la capitale fédérale, M. Provençal n'est pas chargé de la sécurité dans l'ensemble de l'enceinte parlementaire. Ce rôle incombe au directeur de la sécurité de l'Assemblée nationale, Yves Bouchard, qui est un officier de la Sûreté du Québec (SQ).

Malgré tout, M. Provençal n'a jamais perdu de vue qu'il pourrait lui aussi être appelé à intervenir de la même manière que son confrère Kevin Vickers.

«On y pense, mais on ne veut pas y penser, a-t-il dit. Mais ça nous trotte toujours un peu dans la tête.»

Le 8 mai 1984, lorsque Denis Lortie a fait irruption dans le Salon bleu et ouvert le feu, c'est le sergent d'armes qui l'a convaincu de se rendre. René Jalbert a négocié avec le forcené et l'a persuadé de rendre son arme. L'attentat a fait trois morts, une ombre qui plane toujours sur l'hôtel du Parlement.

En entrevue à Radio-Canada quelques heures avant l'attentat d'Ottawa, le président de l'Assemblée, le député Jacques Chagnon, a plaidé pour un renforcement des mesures de sécurité à l'Assemblée nationale. Il a cité un rapport de la SQ selon lequel il existe plusieurs lacunes dans le dispositif de protection de la colline parlementaire.

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