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Un géant québécois du chandail de hockey voit le jour

La transaction est réalisée par une nouvelle entité... (Photo Martin Chamberland, La Presse)

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La transaction est réalisée par une nouvelle entité créée par les trois propriétaires de Vêtements SP : Steve Bérard, Serge Bérard et Manon Bourget.

Photo Martin Chamberland, La Presse

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Richard Dufour

Un nouveau géant mondial de la confection de chandails de hockey haut de gamme prend forme au Québec.

Les propriétaires de l'entreprise de Granby Vêtements SP se sont entendus avec Adidas pour acquérir l'usine Sport Maska de Saint-Hyacinthe, qui produit notamment les chandails officiels portés par les joueurs de toutes les équipes de la Ligue nationale de hockey.

Le prix de vente n'a pas été dévoilé, mais selon nos informations il s'agit d'une transaction de quelques millions de dollars. La valeur de l'entente ne peut être dissociée du fait qu'il s'agit du textile, une industrie qui ne génère pas des marges de profits du même ordre que celles d'autres secteurs.

L'usine de Saint-Hyacinthe avait été exclue, le mois dernier, de la vente de CCM par Adidas à la firme d'investissement ontarienne Birch Hill.

La transaction est réalisée par une nouvelle entité créée par les trois propriétaires de Vêtements SP : Steve Bérard, Serge Bérard et Manon Bourget.

ADIDAS, CCM, NIKE

Vêtements SP est, entre autres, déjà le sous-traitant désigné du géant américain Nike pour l'exécution du contrat de confection des chandails de toutes les équipes qui participent aux tournois annuels de la Fédération internationale de hockey sur glace (Jeux olympiques, Championnats du monde, etc.).

« L'opportunité d'acquérir l'usine de Saint-Hyacinthe nous permet de devenir le numéro un mondial dans la production de chandails de hockey haut de gamme, dit Steve Bérard, vice-président exécutif et directeur général de l'entreprise. En travaillant à la fois pour Adidas, CCM et Nike, on se retrouve à fabriquer pas mal tout ce qui est haut de gamme dans le domaine du hockey. »

C'est à l'usine de Saint-Hyacinthe qu'Adidas fait fabriquer les produits sous licence de la LNH, un contrat obtenu auprès de la ligue il y a deux ans et encore en vigueur pour cinq ans. Le géant allemand conserve le contrat et l'honorera dorénavant en sous-traitance.

M. Bérard explique que l'acquisition se fait par l'entremise d'une nouvelle société afin de faciliter la «gestion avec les clients ».

« Les quelque 140 employés conservent tous leur emploi à Saint-Hyacinthe. »

Questionné sur la rentabilité des opérations à Saint-Hyacinthe, Steve Bérard a répondu que l'usine était un « centre de coûts » pour Adidas. « Ce n'était pas géré comme une entreprise pour que les activités soient opérationnellement rentables. Il y a une restructuration à faire, mais pas au niveau du nombre d'employés. Les pratiques d'affaires en place chez Vêtements SP seront insérées dans le modèle de Saint-Hyacinthe. »

Fabrication d'autres produits

Selon Steve Bérard, l'usine de Saint-Hyacinthe avait été exclue de la vente de CCM à Birch Hill parce qu'Adidas souhaitait faire fabriquer les uniformes des équipes de la LNH par un intermédiaire « neutre ». C'est également l'usine de Saint-Hyacinthe qui produit, pour le compte de CCM, les chandails de la Ligue canadienne de hockey (junior majeur), de la Ligue américaine de hockey ainsi que de l'ECHL (ancienne East Coast Hockey League).

« Nous allons tenter de faire fabriquer autre chose à Saint-Hyacinthe », fait savoir Steve Bérard, puisque « le hockey est un marché très cyclique. Il y a de la capacité à l'usine pour faire d'autres produits ».

Les deux usines québécoises se spécialisent dans la « fabrication sur mesure ». « C'est ce qui permet de confectionner les produits ici parce qu'il y a un besoin au niveau des délais de livraison, du service à la clientèle et de la qualité », poursuit Steve Bérard.

« À partir du moment où il y a un volume de répétition - c'est-à-dire les répliques de moindre qualité des chandails -, c'est malheureux, mais les produits sont confectionnés en Asie par d'autres fabricants. »

Pour Serge Bérard - le père de Steve -, il s'agit en quelque sorte d'un retour aux sources, puisqu'il a travaillé à l'usine de Saint-Hyacinthe durant une dizaine d'années. Il y a déjà occupé le poste de vice-président des opérations pour CCM. Serge Bérard était parti pour se lancer en affaires à la fin des années 90 et fonder Vêtements SP.

L'usine de Saint-Hyacinthe en bref

  • Nombre d'employés : 140
  • Année de construction : 1973
  • Début des opérations : 1974
  • Nombre de chandails de hockey et de bas fabriqués par année : plus de 200 000
  • Principaux uniformes de hockey confectionnés : Ligue nationale de hockey, Ligue canadienne de hockey, Ligue américaine et ECHL
  • Vêtements SP en bref 
  • Siège social : Granby 
  • Propriétaires : Serge Bérard, Steve Bérard et Manon Bourget
  • Nombre d'employés : 100
  • Année de fondation : 1999
  • Nombre de chandails de hockey fabriqués par année : plus de 250 000
  • Principaux uniformes de hockey confectionnés : Jeux olympiques, Championnats du monde, Ligue de hockey midget AAA du Québec, Ligue de hockey junior AAA du Québec




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