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Front commun: le dernier des cinq syndicats approuve l'entente avec Québec

Des membres du Syndicat de la fonction publique... (Photo Jeannot Lévesque, Archives Le Quotidien)

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Des membres du Syndicat de la fonction publique et parapublique en grève à Jonquière.

Photo Jeannot Lévesque, Archives Le Quotidien

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Lia Lévesque
La Presse Canadienne
MONTRÉAL

Le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec - la dernière des cinq organisations syndicales qui composent le front commun - vient de donner sa dernière approbation à l'entente de principe qui était intervenue avec Québec en vue du renouvellement des conventions collectives.

Ironie du sort, cette dernière approbation de l'entente de principe au SFPQ survient un an, jour pour jour, après l'échéance des conventions collectives dans le secteur public, soit le 31 mars 2015 - ce qui donne une idée de la lourdeur du processus.

Le Front commun intersyndical était composé de la CSN, de la FTQ et du Secrétariat intersyndical des services publics, qui était lui-même composé de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), de l'Alliance du personnel professionnel et technique dans la santé et les services sociaux (APTS) et du SFPQ.

Au cours d'une entrevue jeudi, la présidente générale du SFPQ, Lucie Martineau, a précisé que son accréditation «fonctionnaires» avait voté à 75 pour cent en faveur de l'entente de principe, son accréditation «ouvriers» à 70 pour cent et son accréditation à l'Agence de revenu du Québec à 71 pour cent.

«On a fait la tournée: ça n'a pas été accepté de gaieté de coeur; ce n'est pas vraiment ce que les gens auraient souhaité. Mais dans le contexte de cette négociation-là, avec les paramètres que le gouvernement de M. (Philippe) Couillard et de M. (Martin) Coiteux (président du Conseil du trésor) avaient donnés, on est allé le plus loin qu'on pouvait», a opiné Mme Martineau.

Les autres composantes du front commun ont entériné l'entente de principe intervenue en décembre dernier.

Toutefois, avant de boucler la boucle, il faudra encore attendre la seconde tournée des votes des assemblées générales à la Fédération de la santé et des services sociaux de la CSN.

Cette fédération avait au départ rejeté l'entente de principe conclue par le front commun, avant que des discussions de la dernière chance, au niveau de la direction de la CSN, réussissent à lui obtenir des gains supplémentaires. Cette fois, l'entente de principe est recommandée aux membres de la FSSS-CSN, qui doivent se prononcer une seconde fois.

Le front commun représentait quelque 420 000 employés de l'État.

Mme Martineau croit d'ailleurs que la mobilisation d'envergure qui a eu cours pour cette négociation, de même que le poids du front commun, y ont été pour beaucoup dans le fait que le gouvernement a «défoncé» son cadre d'augmentations limitées à 1 pour cent par année, comme ce qu'il proposait au départ.

«On est mieux avec la force du nombre», a commenté la dirigeante syndicale.

Le texte de l'entente n'est toujours pas finalisé, mais ça ne saurait tarder, soit «une question de semaines», croit-elle.

L'entente de principe qui a été conclue avec le front commun prévoit le versement d'un montant forfaitaire de 500 $ équivalant à environ 1 % en 2015, puis une augmentation de 1,5 % en 2016, de 1,75 % en 2017 et de 2 % en 2018.

Pour la dernière année de la convention collective, Québec doit verser un autre montant forfaitaire d'environ 250 $, soit environ 0,5 %, auquel il faut ajouter en moyenne 2,4 % pour les paiements de relativité salariale.

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