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Des étudiants de l'UQAM réinventent les affiches publicitaires

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L'affiche de Mikaël Cossette-Lebleu et Mélissa du Sault et celle de Évelyne Caillé-Guibert et de Francis P. Paquin.

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Louise Leduc
La Presse

S'il revenait à des étudiants en design de concevoir les affiches publicitaires des partis politiques, il n'y a pas de doute, on s'arrêterait mais pas toujours pour les bonnes raisons!

Nelu Wolfensohn, professeur à l'UQAM, a demandé à ses étudiants de se prêter à l'exercice. Il nous a soumis leurs travaux, une trentaine de publicités au total.

 

Certaines nous ont fait rigoler. Peut-on imaginer le Parti conservateur travestir un tableau de l'Américain Grant Wood pour y mettre en vedette Stéphane Dion et Jack Layton en sous-entendant qu'ils couchent ensemble?

Comme le veut l'air du temps, plusieurs des publicités adoptent un ton négatif. Trop négatif au goût de Simon Beaudry, directeur artistique de l'agence Bos. «Pour moi, toutes les affiches qui critiquent les autres partis au lieu de proposer une idée politique ne servent à rien, elles sont vides parce qu'elles ne proposent rien et ne construisent rien.»

Par exemple, la couchette Dion-Layton nous arrache certes un sourire en coin, dit-il, mais ce n'est pas du meilleur goût.

Simple et efficace

Les professionnels de la publicité que nous avons consultés sont plutôt tombés sous le charme de la publicité conçue par Julie Provost-McNamara avec le cube Rubik bleu. «Ce que ça dit, c'est que, s'ils se mettent ensemble, les Québécois peuvent avoir du poids, même dans l'opposition. Le Bloc pourrait vraiment adopter cette affiche pour sa campagne sans rien y changer ou à peu près», dit François Sauvé, président et directeur de la création de RED l'agence.

«Même si ce concept ne propose pas un message nouveau, il le dit de façon étonnante et sans équivoque», ajoute Simon Beaudry, directeur artistique de l'agence Bos.

Luc Dupont, professeur au département de communication de l'Université d'Ottawa, trouve aussi que cette publicité pour le Bloc est particulièrement réussie, mais son grand coup de coeur - «une note de 10 sur 10» - va au ruban vert des libéraux. «Des messages simples, des images dépouillées, ça marche», dit-il.

Les Dion font jaser

Pour ce qui est de la publicité qui établit une parenté entre Maman Dion, Céline et Stéphane Dion, Luc Dupont dit qu'elle est en lien direct avec ce que le chef du Parti libéral a tenté de faire en début de campagne quand il a lancé: «On va avoir du fun! Le Party, c'est au Parti libéral du Canada que ça se passe!» Le problème, c'est que le party, Maman Dion, c'est tout ce que Stéphane Dion n'incarne pas, dit Luc Dupont.

Yves Dupré, président d'Octane communication, pense de même. «S'il adoptait cette publicité, le Parti libéral reconnaîtrait qu'il lui faut vendre la personnalité de Stéphane Dion, qui ne passe pas. Il ne le ferait pas.»

Cette publicité sur les Dion serait de toute façon impensable, note François Sauvé, président et directeur de la création de Red l'agence. «Il faudrait que Maman Dion et Céline donnent leur accord, qu'elles se commettent pour le Parti libéral. Impensable.»

Où sont les chefs?

De façon générale, remarque Luc Dupont, les jeunes ont osé faire carrément abstraction du chef dans plusieurs publicités: Gilles Duceppe remplacé par le cube Rubik, un simple ruban (vert) pour les libéraux Ça, les professionnels n'osent pas trop, et ils le devraient, à son avis.

 




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