Après près de trois mois d’arrêt, l’aéroport d’Orly, un de ceux qui desservent Paris a repris son activité vendredi avec un premier vol, à destination de Porto (Portugal), une reprise marquée par une action-choc d’Extinction Rebellion qui a interrompu brièvement l’activité.

Agence France-Presse

Un avion de la compagnie à bas coûts Transavia a décollé à 6 h 25, marquant le retour dans le ciel des vols commerciaux depuis l’aéroport du sud de Paris qui avait été fermé le 31 mars au soir.

Avant de s’élancer sur la piste, l’appareil a été arrosé par les canons à eau des pompiers de l’aéroport lors d’une cérémonie dite de « water salute ».

Depuis près de trois mois, tous les vols commerciaux au départ de la capitale étaient regroupés à Paris-Charles de Gaulle, premier aéroport parisien situé au nord de la ville, pour rationaliser les coûts de fonctionnement.

Le redémarrage du trafic sera extrêmement lent. Vendredi à Orly, un peu plus de 70 mouvements d’avions sont prévus — contre une moyenne de 600 en temps normal.

Des militants d’Extinction Rebellion se sont invités pour cette journée de redémarrage. Une vingtaine d’entre eux se sont introduits sur les pistes, et ont brièvement interrompu l’activité selon l’opérateur ADP.

PHOTO CHARLES PLATIAU, REUTERS

Pour redonner confiance aux passagers, des mesures sanitaires ont été mises en place pour éviter la propagation du coronavirus.

Les militants réclament l’arrêt du trafic aérien qui contribue aux émissions de gaz à effet de serre. Ils ont installé des banderoles devant un avion présent sur la piste : « sauvons les vivants pas les avions » ou « 15 milliards pour relancer la catastrophe ».

Quinze personnes ont été placées en garde à vue.

« C’est un symbole de faire face à un avion, pour faire face à ce qui nous met en danger », a déclaré à l’AFP par téléphone Franck, un membre de l’organisation, assurant que les militants avaient prévenu la sécurité aérienne 20 minutes avant leur entrée dans l’enceinte de l’aéroport.

Il s’est étonné du temps de réaction des forces de l’ordre à leur opération. « Nous nous attendions à une réaction plus rapide. Ça en dit long sur la sécurité, n’importe qui peut entrer », a-t-il dénoncé.

« À la suite des évènements survenus à Orly (le secrétaire d’État aux Transports) Jean-Baptiste Djebbari s’est entretenu avec ADP qui devra travailler sur une sécurisation renforcée de l’accès des zones aéroportuaires », a déclaré à l’AFP une porte-parole du secrétariat d’État aux Transports.

Les vols prévus desserviront notamment la Corse, quelques pays européens de la zone Schengen et l’outre-mer français.

Environ 8000 passagers sont attendus, soit moins de 10 % du trafic habituel de 90 000 passagers en moyenne par jour sur cet aéroport.

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Plus de 7000 affiches et autocollants pour marquer la distanciation physique ont été apposés à Orly, 150 distributeurs de gel et 137 plexiglas installés sur tous les comptoirs d’accueil, banques d’enregistrement et d’embarquement.

Le nombre de mouvements devait grimper à 173 début juillet, mais leur progression reste aléatoire, liée aux inconnues de l’ouverture ou non des frontières, notamment au Maghreb, et de l’évolution de la situation sanitaire.

Pour redonner confiance aux passagers, des mesures sanitaires ont été mises en place pour éviter la propagation du coronavirus.

Plus de 7000 affiches et autocollants pour marquer la distanciation physique ont été apposés à Orly, 150 distributeurs de gel et 137 plexiglas installés sur tous les comptoirs d’accueil, banques d’enregistrement et d’embarquement.

Une caméra thermique prend la température des voyageurs à l’arrivée pour détecter d’éventuels cas de contamination par le coronavirus.