Sur le modèle des fêtes à Ibiza, des restaurants d'altitude lancent la mode des pistes de danse à ciel ouvert, tout en assurant veiller à la consommation d'alcool de leur clientèle, alors que les stations cherchent à renforcer la sécurité sur leurs pistes.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Ainsi, à Méribel, à l'heure du déjeuner, des chanteuses perchées sur des talons hauts se déhanchent-elles sur un bar par 5°C, des vacanciers en chaussures de ski lèvent leur verre d'alcool vers les cimes enneigées, une scène un peu surréaliste due à l'initiative d'un restaurateur installé au milieu des pistes de ski.

Sur les 1500 m2 de terrasse du bar-restaurant La folie douce, installé à 2400 mètres d'altitude, les vacanciers, doudounes de marque sur le dos, se trémoussent sur la musique électro mixée en direct par le DJ de midi à 17h, champagne et bouteilles de rosé à portée de main.

Si bières, vins et champagne de luxe s'affichent ostensiblement, l'établissement, auquel est rattaché un restaurant semi-gastronomique, souligne qu'il travaille «très peu avec les alcools forts», afin de garder «un principe de sécurité».

«On n'oublie pas qu'on est sur les pistes et qu'il faut ensuite redescendre», assure Antoine Volland, son directeur, qui précise que les vigiles et le personnel n'hésitent pas a accompagner les skieurs trop éméchés jusqu'aux télécabines.

Festif et inspiré des clubs branchés, le concept, accompagné d'un spectacle de cabaret en plein air, a rapidement séduit la clientèle aisée et cosmopolite des stations chics de Savoie (deux autres établissements du même nom sont ouverts à Val d'Isère et Val Thorens) en s'inspirant des plages dansantes d'Ibiza, de Turquie et de Miami fréquentées par l'inventeur du concept Luc Reversade.

«C'est génial. En fait on vient pas pour skier, on vient pour danser», lance Hélène Marejiano, une jeune Marseillaise, lunettes de soleil dernier cri sur le nez.

«Il y a tout, le ski, les boîtes, les filles et puis c'est pas la même chose, on est en pleine journée, il y a le soleil, la neige, et une ambiance incroyable», souligne Hrag Sarkissian, un touriste libanais, âgé d'une vingtaine d'années.

Lors de son ouverture cet hiver, l'établissement n'a cependant pas fait l'unanimité dans la station, qui a engagé des «security patrols» pour assurer la sécurité sur les pistes.