• Accueil > 
  • SUITE 
  • > Passer l'hiver les deux mains sur le volant 

Conduite hivernale

Passer l'hiver les deux mains sur le volant

Avec des conditions climatiques toujours plus imprévisibles et un système routier en piteux état, la conduite hivernale au Québec est devenue un sport extrême. Pas étonnant que plusieurs décident de suivre un cours de conduite spécialement adapté à l'hiver, question de garder la tête froide en toutes circonstances.

Rouler l'esprit tranquille

Qu'il neige ou qu'il grêle, Christophe Schmitt roule l'esprit tranquille depuis qu'il a suivi avec sa conjointe un cours de conduite hivernale. « Le week-end dernier, j'étais sur l'autoroute et j'ai presque raté ma sortie, dit-il. Alors que je tentais de récupérer mon axe, le véhicule a commencé à déraper. Au lieu de freiner, j'ai lâché l'accélérateur et je me suis réaligné pour continuer mon chemin. Sans ce cours, je n'aurais pas aussi bien réagi. »

Un cours riche en émotions fortes

Pour le couple, les quelques heures passées en compagnie du pilote professionnel Claude Bourbonnais l'hiver dernier se sont avérées aussi palpitantes qu'enrichissantes. « Claude s'installe côté passager et on roule à 70-80 km/h sur un lac gelé. On apprend à faire du slalom sur la neige, à effectuer des arrêts d'urgence et à garder le contrôle du véhicule en situation de dérapage. Au début, on effectue les manoeuvres avec une certaine appréhension, mais l'euphorie de se sentir en contrôle du volant s'installe rapidement », confie Christophe Schmitt.

Le couple a aussi apprécié le fait de pouvoir utiliser sa propre voiture. « S'il nous arrive quelque chose sur la route, ce sera probablement avec notre véhicule, donc ça nous met en confiance », poursuit M. Schmitt.

Être prêt à tout

L'as du volant Claude Bourbonnais est bien placé pour constater le manque de préparation de plusieurs automobilistes québécois face à l'hiver. « Les écoles traditionnelles enseignent comment passer l'examen de la SAAQ, mais pas à contrôler leur véhicule en situation d'urgence, explique le spécialiste. Quand on roule en ligne droite, tout va bien... jusqu'au moment où survient un problème. Dans mes cours, je prépare les participants à bien réagir aux imprévus, mais aussi à mieux connaître leur véhicule. »

Adapter sa conduite

Parmi les nombreuses recommandations qu'il fait à ses élèves, l'instructeur automobile leur rappelle de lever le pied aussitôt qu'ils soupçonnent la présence de risques sur la chaussée, comme l'accumulation de neige ou de glace. Cette précaution permet aux pneus de mieux adhérer à la surface. La prudence veut aussi qu'on observe une plus grande distance entre deux véhicules. « À partir du moment où la voiture devant nous franchit un point fixe comme un poteau, il faudrait compter au moins trois secondes avant d'atteindre ce point à notre tour. Ça nous laisse assez de temps pour réagir en cas d'urgence si la route est glissante. »

Quoi faire quand l'avant du véhicule dérape

Le pilote professionnel enseigne également à ses élèves à reprendre le contrôle de leur véhicule en situation de sous-virage, c'est-à-dire quand la force centrifuge est plus grande que la capacité des pneus à « mordre la chaussée ». Pour y remédier, il faut d'abord mettre la boîte de vitesse au neutre. « Sur le mode drive, le moteur continue de pousser et ça nous empêche d'avoir un bon contrôle des freins, indique-t-il. Une fois sur le neutre, on analyse la situation. Si on aperçoit une ouverture où continuer notre route, on fixe cette direction des yeux et les mains vont suivre. S'il n'y a pas d'issue, on accote les freins et le système ABS fera le travail. »

Et si c'est l'arrière du véhicule?

« Généralement, le phénomène de survirage est un sous-virage qui n'a pas été maîtrisé, note Claude Bourbonnais. Quand ça arrive, on doit effectuer un contre-braquage. » Par exemple, si l'arrière du véhicule décroche de 15 degrés à l'arrière, il faudra tourner les roues avant de 20 degrés dans la direction vers laquelle l'arrière s'est mis à déraper. Si le véhicule dérape à nouveau, mais dans la direction opposée, on doit immédiatement contrer l'effet de tête-à-queue en répétant la même manoeuvre. « Encore une fois, il est essentiel de fixer la direction dans laquelle on veut aller, ce qui va permettre au cerveau de faire le calcul », rappelle-t-il.

Bref, pour élever d'un cran sa confiance sur les routes l'hiver, rien ne vaut une formation en bonne et due forme derrière le volant.

Consultez le site de l'école de conduite hivernale de Claude Bourbonnais

Partager

La liste:-1:liste; la boite:4293772:box; tpl:html.tpl:file
La liste:-1:liste; la boite:2333426:box; tpl:html.tpl:file
La liste:-1:liste; la boite:2320468:box; tpl:html.tpl:file
La liste:-1:liste; la boite:4297547:box; tpl:html.tpl:file
image title
Fermer