Équipe Canada compte sept capitaines au sein de son vestiaire. Elle compte aussi sur 10 joueurs qui ont remporté la Coupe Stanley. Ces atouts devraient maintenant se faire sentir, soutient le capitaine des Penguins de Pittsburgh et plus jeune capitaine de l'histoire de la LNH à avoir soulevé le précieux trophée.

Mis à jour le 22 févr. 2010
François Gagnon LA PRESSE

«Nous sommes tous dans la même position maintenant. Toutes les équipes en lice ne peuvent plus se permettre de perdre. Nous nous devons donc tous de performer à la hauteur de ce que nous sommes capables de faire. Avec le leadership, l'expérience et les Coupes Stanley sur lesquels nous comptons, je suis sûr qu'on peut y arriver. Chaque joueur doit faire la différence», a indiqué Sidney Crosby après l'entraînement de lundi.

«Il n'y a rien de facile dans la vie. C'est pareil au hockey. C'est dans l'adversité qu'on puise dans nos réserves pour offrir le meilleur de soi-même et remporter des victoires qui sont plus satisfaisantes encore, car elles ont été difficiles à obtenir», a lancé Chris Pronger avant de convenir qu'il devait trouver son aplomb. Et vite.

«Quelques joueurs ont trouvé leur rythme rapidement. D'autres, comme moi, tentons encore de trouver ce qu'on doit faire au sein de cette équipe et surtout de trouver le moyen d'y arriver alors que nos rôles sont bien différents de ceux que nous remplissons au sein de nos équipes dans la LNH. Il y a un juste milieu à trouver dans cette équation et je le cherche encore», a poursuivi Pronger qui n'accorde pas d'importance au changement de gardien.

«Peu importe celui qui sera devant le filet, on sait qu'il sera très bon. Nous avons peut-être connu des ennuis de communication avec Martin contre les États-Unis. Il est tellement fort en contrôle de la rondelle, que nous avons peut-être négligé nos replis en lui donnant trop de responsabilité. Mais c'est passé. On se tourne vers le match de demain, on garde confiance, on affiche le plaisir nécessaire pour gagner, on joue au meilleur de notre talent, avec passion et on verra la suite des choses. Mais nous ne sommes pas plus mal placés que les autres. On doit gagner, sinon c'est fini. Mais tous les clubs sont dans la même situation», a ajouté Pronger.

Directeur général d'Équipe Canada, Steve Yzerman flanquait son entraîneur-chef afin de faire face à la vague de questions soulevées par la défaite de dimanche contre les États-Unis.

«La défaite d'lundi est loin de nous assommer. Elle est même loin de nous surprendre. La compétition est tellement forte dans le cadre de ce tournoi que nous savions que des gardiens comme Jonas Hiller ou comme Ryan Miller pouvaient nous donner des ennuis ou nous battre. Nous ne sommes peut-être pas dans la situation idéale, mais je suis malgré tout très satisfait de la façon dont nous avons joué lundi. C'était une fantastique partie de hockey au cours de laquelle nous avons dominé les tirs à près de deux contre un. On a fait un tas de bonnes choses qu'on doit répéter demain. Je veux que les Canadiens sachent que nous croyons encore en nos chances et que nous avons encore l'intention de remporter l'or et de donner à ce pays et à nos partisans la médaille qu'ils veulent», a mentionné Yzerman.

Quant aux critiques, Mike Babcock est prêt à les recevoir.

«Nos partisans exigent l'or parce qu'ils exigent le meilleur. Nous devons leur offrir le meilleur. Et ça demeure notre objectif.»