(Tokyo) Les Jeux olympiques de Tokyo s’ouvriront l’année prochaine à la même plage horaire que ceux initialement prévus cette année.

La Presse canadienne

Les organisateurs de Tokyo 2020 ont révélé, lundi, que la cérémonie d’ouverture aurait lieu le 23 juillet 2021 — à presque exactement un an de la date prévue pour le début des jeux cette année.

« Le calendrier des jeux est essentiel pour les préparer, a déclaré le président du comité d’organisation de Tokyo, Yoshiro Mori. Cela ne fera qu’accélérer nos progrès. »

La semaine dernière, le CIO et les organisateurs japonais ont reporté les Jeux olympiques jusqu’en 2021 en raison de la pandémie de coronavirus.

Les Jeux de cette année devaient s’ouvrir le 24 juillet et se terminer le 9 août. Mais le retard presque exact d’un an verra la cérémonie de clôture reprogrammée le 8 août.

« Heureux qu’ils aient pu agir aussi rapidement de sorte que maintenant toutes les (fédérations internationales) peuvent travailler à fixer leurs calendriers pour l’été », a déclaré le marcheur canadien Evan Dunfee.

Il avait été question de reporter les Jeux olympiques au printemps, une décision qui coïnciderait avec la floraison des célèbres cerisiers en fleurs du Japon. Mais cela entrerait également en conflit avec le soccer européen et les ligues sportives nord-américaines.

Coût énorme

Après avoir résisté pendant des semaines, les organisateurs locaux et le CIO ont reporté la semaine dernière les Jeux de Tokyo sous la pression des athlètes, des instances olympiques nationales et des fédérations sportives. C’est le premier report de l’histoire olympique, bien qu’il y ait eu plusieurs annulations en temps de guerre.

Les Jeux paralympiques ont été déplacés du 24 août au 5 septembre.

Mori et le président Toshiro Muto ont précisé que le coût du rééchelonnement serait « énorme » — que des rapports locaux estiment à des milliards de dollars — la majeure partie des dépenses étant supportées par les contribuables japonais.

Muto a promis de la transparence dans le calcul des coûts et des échéances pour décider de leur répartition.

« Puisqu’ils [les Jeux olympiques] étaient prévus cet été, tous les sites avaient renoncé à accueillir d’autres événements pendant cette période, alors comment abordons-nous cela ?, a avancé Muto. De plus, il faudra des garanties lorsque nous réserverons les nouvelles dates, et il est possible que cela entraîne des paiements de loyer. Il y aura donc des frais encourus et nous devrons les considérer un par un. Je pense que ce sera le processus plus difficile. »

Katsuhiro Miyamoto, professeur émérite d’économie du sport à l’Université du Kansai, estime les coûts à 4 milliards US. Cela couvrirait le prix de l’entretien des stades, de leur réaménagement, du paiement des locations, des pénalités et d’autres dépenses.

Le Japon dépense officiellement 12,6 milliards US pour organiser les Jeux olympiques. Cependant, un bureau d’audit du gouvernement japonais affirme que les coûts sont deux fois plus élevés. Toutes les dépenses sont de l’argent public, à l’exception de 5,6 milliards US provenant d’un budget de fonctionnement financé par des fonds privés.

Le Comité international olympique installé en Suisse verse 1,3 milliard, selon les documents du comité d’organisation. La contribution du CIO est destinée au budget de fonctionnement.

Bach a qualifié à plusieurs reprises les Jeux olympiques de Tokyo des mieux préparés de l’histoire. Cependant, le vice-premier ministre Taro Aso les a également qualifiés de « maudits ». Aso a participé à l’épreuve de tir aux Jeux olympiques de 1976 et est né en 1940.

Les Jeux olympiques prévus pour 1940 à Tokyo avaient été annulés en raison de la Seconde Guerre mondiale.

À l’approche des Jeux olympiques, Tsunekazu Takeda, membre du CIO, qui dirigeait également le Comité olympique japonais, a également été contraint de démissionner l’année dernière au milieu d’un scandale de corruption.