Les sprinters les plus rapides de la planète n’effraient pas Andre De Grasse. Il préfère les affronter.

Lori Ewing
La Presse Canadienne

Pas surprenant, alors, que l’homme le plus rapide du Canada soit déçu de ne pouvoir affronter l’Américain Christian Coleman aux Jeux olympiques de Tokyo. Le champion du monde en titre au 100 m a écopé une suspension de deux ans pour dopage sportif.

« J’aime affronter les meilleurs, a dit De Grasse. C’est malheureux pour Christian, et je ne souhaite ça à personne. Je ne choisis pas de camp ; je ne connais pas toute l’histoire. C’est simplement malheureux, et pour un gars de ce calibre-là, c’est décevant. »

La suspension de Coleman a été imposée après qu’il a raté deux visites des responsables des tests antidopage, et après avoir donné de mauvaises informations une autre fois. Ces trois incidents se sont produits en seulement 12 mois.

« Je ne le suspecte pas de quoi que ce soit ; je crois simplement qu’il a commis une bête erreur », a dit l’Ontarien.

Les athlètes de pointe doivent remplir des documents dans lesquels ils précisent leurs allées et venues chaque heure le jour où ils doivent rencontrer les responsables des tests antidopage, à l’extérieur des sites de compétitions.

Coleman a contesté sa suspension.

De Grasse a gagné le bronze au 100 m aux Championnats du monde d’athlétisme en 2019, et l’argent au 200 m. L’athlète de Markham convoitera la médaille d’or aux 100 et 200 m à Tokyo, tout comme les Américains Justin Gatlin, médaillé d’argent au 100 m aux Mondiaux de Doha, et Noah Lyles, le champion du monde en titre sur 200 m.

Puisqu’il n’a pratiquement pas couru en compétition depuis les Mondiaux de l’automne dernier, De Grasse prévoit participer aux épreuves en salle pour une rare fois. Il se rendra au Grand Prix d’athlétisme en salle de Boston le 25 janvier, ainsi qu’aux Millrose Games de New York le 13 février.