Eugenie Bouchard n’a pas gagné un match cette année entre février et novembre et elle a terminé la saison au 215e rang mondial.

Michel Marois Michel Marois
La Presse

Encore gênée par des blessures, la joueuse de 25 ans peine à retrouver le niveau qui lui avait permis de rejoindre l’élite mondiale en 2014. Elle n’en continue pas moins de travailler pour y parvenir.

« Elle est dans un super bon état d’esprit », a d’ailleurs assuré Sylvain Bruneau, responsable de l’élite féminine à Tennis Canada.

« Je lui ai parlé la semaine dernière. Elle est à Las Vegas, où elle s’entraîne avec Gil Reyes, l’ancien préparateur physique d’Andre Agassi. Elle est ultra-motivée, elle travaille comme jamais, et j’ai vu qu’elle avait eu un laissez-passer [wild card] pour le tableau principal au tournoi d’Auckland, avant d’aller disputer les qualifications aux Internationaux d’Australie. »

Interrogé récemment par le Las Vegas Review Journal à l’occasion d’un tournoi Challenger disputé dans la ville du Nevada, Bouchard a affirmé : « Gil [Reyes] est l’une des personnes les plus extraordinaires que j’ai rencontrées. Les mots ne peuvent décrire ce que ça représente de pouvoir m’entraîner avec lui et de pouvoir le considérer comme mon mentor. »

Bouchard a répété qu’elle n’avait aucune intention de passer à autre chose.

« Je suis heureuse d’avoir pu accomplir ce que j’ai fait jusqu’ici dans ma carrière. Cela me procure la confiance que je peux le faire encore, même si je sais que la route est longue. J’aime tellement le tennis que cela m’importe peu que je joue dans un tournoi Challenger sur un court comme ici — qui est très beau – ou à Wimbledon. »

Fernandez amène la relève

PHOTO MARK BLINCH, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

Leylah Annie Fernandez

Louis Borfiga, responsable du développement de l’élite à Tennis Canada, rappelait hier que les succès récents de nos jeunes champions ne devaient pas faire oublier la nécessité de former une relève. Et si on compte présentement davantage d’hommes dans le top 100 mondial, c’est du côté des filles que les espoirs sont plus nombreux.

Tout en haut de liste, la jeune Leylah Annie Fernandez a connu une saison remarquable avec un titre en Grand Chelem junior à Roland-Garros et plusieurs bons résultats en tournoi. À 17 ans, elle va d’ailleurs maintenant se concentrer sur sa carrière professionnelle.

Mélodie Collard, Jada Bui, Annabelle Xu et Kayla Cross ne sont que quelques-unes des jeunes joueuses canadiennes à suivre. Chez les garçons, Liam Draxl a atteint le 14e rang mondial chez les juniors et Taha Baadi a obtenu de bons résultats en Grand Chelem. Borfiga a aussi noté que le groupe des joueurs de moins de 12 ans était particulièrement prometteur.

Encore Dabrowski

PHOTO GRAHAM HUGHES, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

Gabriela Dabrowski

Encore méconnue du grand public, Gabriela Dabrowski a pourtant encore réussi une saison remarquable en double sur le circuit féminin. Finaliste à Wimbledon avec la Chinoise Yi Fan Xu, la Canadienne s’est aussi qualifiée pour la finale du circuit WTA. À 27 ans, elle est aussi l’une des joueuses les plus appréciées sur le circuit et a reçu lundi le Peachy Kellmeyer Player Service, remis chaque année à une joueuse qui se démarque pour son engagement au développement du tennis professionnel féminin.