Le meilleur joueur de tennis de l'histoire de la Mauricie, Simon Larose, sera intronisé au Temple de la renommée de la Coupe Rogers, lundi à Montréal, dans le cadre de la première séance de la soirée, au parc Jarry. Le joueur originaire de Cap-de-la-Madeleine, qui a grimpé jusqu'au 189e rang mondial durant sa carrière, partagera cet honneur avec Stéphane Bonneau, Sébastien Leblanc et Frédéric Niemeyer.

Mis à jour le 3 août 2013
Serge L'heureux LE NOUVELLISTE

Il disait accueillir cet honneur avec des sentiments partagés. «On n'a pas fait de performances incroyables ni l'un, ni l'autre, mais d'un autre côté, on a peut-être contribué à ce que le tennis soit reconnu. Maintenant, nous avons un Centre national, des jeunes, des voyages, de l'argent. Peut-être qu'on a aidé pendant quelques années à faire vivre le tennis et la Coupe Rogers. C'est toujours plus facile de vendre des billets quand des joueurs québécois font bien», note-t-il.

L'édition 2003 de la Coupe Rogers, lors de laquelle Larose s'est incliné au troisième tour contre Andre Agassi après avoir surpris le Brésilien Gustavo Kuerten et l'Argentin José Acasuso, garde une place spéciale dans ses souvenirs.

«C'est le plus beau souvenir de ma carrière, et de loin, assure-t-il. J'ai eu quelques autres belles performances dans ma carrière; en Coupe Davis, j'ai vécu des moments incroyables, mais la Coupe Rogers de 2003, c'était vraiment cool de vivre ça avec toute ma famille.»

Désormais, son nom passera à l'histoire du tennis québécois; une forme d'immortalité. «J'en parlais justement avec des amis, l'autre jour. On vit une vie, on fait des choses, on travaille, on élève des enfants, mais dans 50 ou 100 ans, on n'est même plus connu. On se souvient de présidents, de politiciens, d'astronautes, des gens qui ont fait des trucs reconnus. Alors, c'est vrai que, d'une certaine façon, un honneur comme celui-là va laisser une trace de ma carrière pour les générations futures.»

Après avoir pris sa retraite en 2005, Simon Larose s'est essayé à l'immobilier et à la rénovation avant de revenir à ses premiers amours: le tennis. Au fil des ans, il s'est bâti une nouvelle carrière à titre d'entraîneur auprès de certaines des meilleures joueuses au pays. "À l'époque, j'avais décidé de retourner dans le club de mes débuts, pour donner un coup de main, raconte-t-il. Justement, Stéphanie Dubois, qui jouait là, avait besoin d'un coach.»

Les deux ont travaillé ensemble pendant deux ans et demi. «Ensuite, reprend-il, Rebecca [Marino] est arrivée dans le portrait.»

Sous la direction de Larose, cette dernière a atteint le 38e rang mondial en 2011, avant que les deux se séparent en 2012. «Nous nous sommes quittés en bons termes, assure-t-il. Rebecca voulait déménager à Vancouver. Nous avons quand même fait un bon bout de chemin ensemble et accompli du bon boulot.»

En février 2013, Marino a décidé de se retirer du tennis pour une période indéterminée.

Larose s'occupe désormais de Françoise Abanda, une joueuse de 16 ans en qui il voit une future championne. «Elle a un potentiel incroyable, assure-t-il. C'est un talent rare; elle peut devenir une des meilleures joueuses.»

Même si les blessures ont limité ses tournois, ces derniers mois, la nouvelle protégée de Larose a tout de même atteint la demi-finale de Wimbledon chez les juniors, en plus de remporter les Internationaux de Repentigny à 15 ans.