Plus habitué à travailler à la formation des joueurs, Philippe Eullaffroy occupera une fonction légèrement différente cette saison, en tant qu'adjoint de Marco Schällibaum.

Mis à jour le 22 janv. 2013
Pascal Milano LA PRESSE

Ce changement de catégorie d'âge est toutefois loin d'être un saut vers l'inconnu pour Eullaffroy. «J'ai déjà été dans le développement de joueurs qui étaient à la porte du milieu professionnel, ce qui fait qu'il n'y pas a une énorme différence dans la préparation ou la planification. Seule l'urgence des résultats change», explique-t-il au bout du fil.

Eullaffroy prend ainsi la succession de Mauro Biello qui, l'an dernier, effectuait l'intermédiaire entre l'Académie et le groupe professionnel. Pour la deuxième année dans la MLS et afin de renforcer l'idée d'une philosophie de jeu toute montréalaise, l'Impact s'est plutôt tourné vers l'actuel directeur de l'Académie du club. En contrepartie, l'ex-entraîneur au sein des centres de formation de Reims et de Troyes ne sera plus à la barre de l'équipe des moins de 21 ans.

«Ils sont laissés entre de bonnes mains et je peux aussi les suivre du balcon des pros. Cela fait un pincement au coeur de laisser des joueurs avec qui on a vécu beaucoup de choses. Mais ce n'est pas un départ définitif, seule la fréquence des visites sera un peu plus limitée», indique-t-il.

À quelques jours du début du camp d'entraînement, Eullaffroy a profité du séjour en Floride - dans le cadre du camp d'évaluation en vue du repêchage de la MLS - pour mieux cerner les valeurs humaines et sportives de Schällibaum. Il assure que les premiers contacts ont été extrêmement positifs. «C'est valorisant de voir qu'il nous fait déjà confiance. Les bases de la saison 2013 sont déjà en train de se mettre place puisque nous avons eu le temps de discuter de la pédagogie à mettre en place lors des premiers entraînements.»

Les joueurs pourront voir la griffe «Schällibaum» dès les premiers entraînements, ajoute-t-il, avec un accent mis sur le jeu au sol et une projection rapide vers l'avant. Ainsi, le Suisse ne prend pas à contre-pied sa réputation d'entraîneur offensif.

«Il parle beaucoup de possession du ballon, de ce qu'il faut faire dès la récupération du ballon et d'aller rapidement vers l'avant.»