(Montréal) Au moment où il s’apprête à entamer un segment corsé de son calendrier qui nécessitera vraisemblablement l’apport de forces fraîches pendant la prochaine semaine, le CF Montréal ne pourra compter sur le joueur qui s’est avéré la dynamo de l’équipe en attaque jusqu’à maintenant en 2021.

Michel Lamarche La Presse Canadienne

Lors de sa visioconférence hebdomadaire, jeudi, à 48 heures du duel de samedi contre les Whitecaps de Vancouver, l’entraîneur-chef Wilfried Nancy a annoncé que l’attaquant Mason Toye sera absent pendant une période de deux à quatre semaines.

Auteur d’un but lors de chacune des deux premières parties du CF Montréal, Toye a raté la rencontre de samedi dernier contre le Crew de Columbus en raison d’une élongation musculaire à la cuisse gauche, survenue lors d’une séance d’entraînement.

Après le verdict nul de 0-0 contre le Crew, Nancy n’avait pas été en mesure de s’avancer sur la durée d’une absence potentielle, mais avait laissé sous-entendre que la blessure n’était peut-être pas trop grave.

« Mason, ça suit son cours. Il est en bonne progression. On reste toujours sur le même plan de match par rapport à lui, pas de retard, pas d’avancement », a déclaré l’entraîneur-chef du CF Montréal, avant de préciser la durée de l’absence de Toye à la suite d’une autre question d’un journaliste.

Si le pire des scénarios se concrétise et que Toye demeure à l’écart du jeu pendant quatre semaines, il pourrait donc rater les cinq derniers matchs du CF Montréal en mai.

Après la rencontre de samedi, le CF Montréal sera le visiteur contre l’Inter Miami CF, mercredi prochain, et jouera à Atlanta le samedi suivant.

Le 22 mai, les hommes de Wilfried Nancy seront les hôtes du FC Cincinnati, à Fort Lauderdale, et le 29 mai, ils rendront visite au Fire de Chicago.

Par la suite, le CF Montréal sera inactif pendant près d’un mois et ne jouera pas avant le 23 juin.

Par ailleurs, Nancy n’a pas vraiment clarifié le statut du défenseur latéral Zachary Brault-Guillard en vue de l’affrontement de samedi.

Brault-Guillard, une autre belle surprise chez le CF Montréal en ce début de campagne, s’est blessé à une jambe à la 55e minute du duel face au Crew.

« Au niveau de Zach, il fait son suivi aussi. On est très confortable avec Zach par rapport à ce qu’il a, ce n’est pas quelque chose de très, très grave », a mentionné Nancy.

En ce qui a trait à Samuel Piette, qui s’est dit disponible pour jouer ce samedi malgré un pied pas totalement guérit, Nancy n’a pas précisé s’il sera inséré ou non au sein de l’alignement.

Un départ tardif

Par ailleurs, le CF Montréal ne s’envolera que vendredi matin vers l’Utah, domicile temporaire des Whitecaps en ce début de saison.

Il s’agit d’un vol d’une durée approximative de cinq heures vers un État avec un décalage horaire de deux heures par rapport à l’Est du continent.

Nancy a eu de la difficulté à bien expliquer le pourquoi de cette décision, lorsqu’il a été invité à le faire.

« En fait, c’est la ligue qui a décidé, par rapport à la situation de la COVID, qu’on ne pouvait pas partir plus tôt. Il n’y a que Los Angeles, me semble-t-il, qui a été autorisé à partir deux jours avant parce que c’est de l’Ouest à l’Est, me semble-t-il. Et nous, comme on est dans l’Est, du coup, ils ont décidé que ce n’était pas nécessaire de partir plus tôt étant donné qu’ils veulent respecter la situation au niveau de la COVID », a mentionné Nancy.

Au passage, Nancy a précisé que lors du voyage à Nashville plus tôt cette saison, l’équipe s’est déplacée dans un avion privé.

Une fois à l’aéroport, un autobus est venu chercher les joueurs et le personnel de l’équipe et les a transportés à l’hôtel, qu’ils ont accédé par l’entrée de derrière avant d’emprunter un ascenseur qui leur était exclusivement réservé.

Ainsi, a fait remarquer Nancy, les membres de l’équipe ne sont entrés en contact avec personne.

« Je respecte la décision, mais c’est juste que, bon, quatre heures et demie à cinq heures de vol, partir la veille, alors que d’habitude, quand on va à Orlando et que l’on a deux heures trente de vol, on part deux jours avant ; pas facile. Mais bon, c’est comme ça », a ajouté Nancy.

À cela s’ajoute le fait que le match se déroulera dans une ville située en altitude, à plus de 1300 mètres au-dessus du niveau de la mer.

Tout au plus, les joueurs montréalais bénéficieront d’une seule séance d’entraînement en altitude, vendredi après-midi, selon le programme prévu.

« Quand on a appris qu’on ne pouvait pas venir deux jours avant, c’est sûr que ça m’a dérangé. On nous a expliqué pourquoi, mais bon, il faut faire avec. […] On joue à 13 h en plus, heure de là-bas. Je vais prendre ça en compte. J’en ai parlé au niveau des joueurs, on a discuté un peu par rapport à ça, je dois encore réfléchir un peu, mais c’est sûr que c’est un facteur qui est important à prendre en compte. »

Par ailleurs, Nancy n’a pas été capable de dire s’il est plus difficile de jouer dans une chaleur extrême, comme celle qui peut prévaloir à Ford Lauderdale, qu’en altitude.

Jeudi, Nancy a écourté la séance d’entraînement de ses joueurs, qui s’est tenue par une température de 35 degrés Celsius dans le sud de la Floride.

« J’ai joué plusieurs fois à Salt Lake, plusieurs fois au Colorado, et là, ça fait longtemps qu’on est en Floride et il fait très chaud. Les deux ont des pour et des contre, je ne peux pas trop répondre à la question. Je vais vraiment le voir quand on va jouer, après, parce que c’est la première fois qu’on est aussi longtemps en Floride. »