L’équipe nationale féminine de soccer des États-Unis et la Fédération américaine de soccer ont réglé une dispute concernant les conditions de travail inégales avec l’équipe masculine. Cependant, le différend concernant l’inégalité salariale est toujours dans une impasse.

Anne M. Peterson et Ronald Blum
Associated Press

Les parties ont remis un avis d’entente à un tribunal fédéral de Los Angeles, mardi, tout en remettant une copie complète de l’entente au juge de district R. Gary Klausner. Selon l’entente, les joueuses américaines bénéficieront à l’avenir de droits équivalents à ceux de l’équipe masculine en matière de vols nolisés, d’hôtels, de choix de stade et de personnel de soutien professionnel.

Les joueuses ont intenté une poursuite contre la fédération en mars 2019, soutenant ne pas avoir reçu un salaire équitable selon leur contention collective, en comparaison à celui de l’équipe masculine, qui n’a pas été en mesure de se qualifier pour la Coupe du monde de 2018. L’équipe féminine, championne des deux dernières éditions de la Coupe du monde féminine de soccer, a demandé plus de 66 millions en compensation et dommages selon l’Equal Pay Act et le Title VII of the Civil Rights Act, de 1964.

Klausner avait rejeté les demandes salariales en mai, jugeant que les joueuses avaient refusé une structure selon les matchs disputés comme celle employée avec l’équipe masculine, préférant un salaire de base plus important et des bénéfices.

Cependant, Klausner avait permis d’amener en cour les allégations de discriminations en matière de conditions de travail. Cet enjeu maintenant réglé, les joueuses devraient demander à la Cour d’appel des États-Unis de relancer le processus judiciaire concernant les compensations salariales.