Le président de la FIFA, Gianni Infantino, n’a pas agi de façon criminelle en ne prenant aucune note lors de discussions secrètes avec le procureur général de la Suisse, qui font désormais partie d’une enquête pénale sur le responsable du soccer mondial, a déclaré un haut responsable de l’organisme.

Rob Harris
Associated Press

Le secrétaire général adjoint de la FIFA, Alasdair Bell, a défendu la conduite d’Infantino tout en affirmant ne pas connaître les détails des réunions, niant que son patron avait agi d’une manière imprudente.

« Il est plutôt absurde de suggérer que, parce que quelqu’un ne se souvient pas des détails d’une réunion, c’est donc que quelque chose de criminel aurait dû être discuté », a mentionné Bell.

Bell a ajouté qu’Infantino n’avait jamais nié l’existence de réunions avec le procureur général Michael Lauber pour discuter de l’enquête tentaculaire sur la corruption dans le soccer.

« Je ne pense pas vraiment qu’il soit imprudent de ne pas prendre de notes lorsque le président de la FIFA rencontre le procureur général d’un pays, a soutenu Bell lors d’un appel vidéo. Vous ne vous attendez pas vraiment à rencontrer le procureur le plus haut placé du pays, à avoir une discussion sur la réforme de la gouvernance de la FIFA, à avoir une discussion sur les affaires en cours impliquant la FIFA… et après cela, de finir par faire vous-même l’objet d’une enquête criminelle. »

Bell a ajouté qu’Infantino a rencontré Lauber pour démontrer que la FIFA avait tourné la page avec l’ère Sepp Blatter, qui s’est terminée en 2015.