Grâce à Lionel Messi, le leader Barcelone a battu 2-0 son voisin Gérone réduit à dix, dimanche en Championnat d'Espagne. Et revoilà sur le podium le Real Madrid, vainqueur de l'Espanyol 4-2 avec un doublé de Karim Benzema et malgré l'exclusion de Raphaël Varane.

Mis à jour le 27 janv. 2019
AGENCE FRANCE-PRESSE

Statu quo en tête de la Liga ! Les quatre premiers ont tous gagné pour la 21e journée : après les succès de Séville et l'Atlético samedi, le Barça s'en est remis à Nelson Semedo (9e) et un lob subtil de Messi (68e) dans un rude derby catalan, puis le Real s'est imposé au stade de Cornella-El Prat avec deux buts de Benzema (4e, 45e+1), un de Gareth Bale (67e) et un autre de Sergio Ramos (15e), sorti ensuite sur blessure.

Le Barça (1er, 49 pts) conserve donc cinq longueurs d'avance sur son dauphin l'Atlético Madrid (2e, 44 pts) et dix sur le Real (3e, 39 pts), qui a récupéré la troisième place dont l'avait brièvement dépossédé samedi Séville (4e, 36 pts).

Avec son succès de dimanche, le Barça a enchaîné sa huitième victoire d'affilée en Liga, un parcours sans faute qui confirme la maîtrise de l'équipe d'Ernesto Valverde même dans un contexte difficile : ce Barça-là sait plier sans rompre.

«Le match d'aujourd'hui était crucial parce que c'est un derby», a résumé l'entraîneur Ernesto Valverde. «Chaque match gagné à l'extérieur pendant cette deuxième partie de championnat est un grand pas en avant.»

«Welcome to Miami»

Et dire que cette rencontre aurait pu se jouer à Miami ! La Ligue espagnole a longtemps espéré réussir un gros coup commercial et médiatique mais elle dû renoncer cet automne face aux refus de la fédération espagnole et du syndicat des joueurs AFE.

«Welcome to Miami», proclamait dimanche une pancarte moqueuse à l'entrée du petit stade municipal de Montilivi (9200 places), où le Barça a eu beaucoup de difficultés face à son modeste voisin avant l'exclusion sévère du défenseur adverse Bernardo Espinosa (51e).

Mais le gardien Marc-André ter Stegen a dû s'employer par trois fois devant l'attaquant uruguayen Cristhian Stuani (42e, 50e, 54e). Quant à Gerard Piqué, il était miraculeusement présent sur la ligne de but pour repousser un tir de Pere Pons seul face à la cage vide (42e).

Bref, Barcelone devra montrer un bien meilleur visage mercredi en quart de finale retour de Coupe du Roi pour espérer renverser Séville, vainqueur 2-0 à l'aller. Et compter sur Messi, qui a inscrit dimanche son 19e but dans cette Liga et sera indispensable pour rêver d'une «remontada».

Benzema donne le tournis

Côté Real, l'homme en forme s'appelle Karim Benzema : l'avant-centre a été étincelant sur la pelouse de l'Espanyol et a donné le tournis aux défenseurs des «Pericos», désorientés comme des poulets sans tête.  

Petits ponts, ouvertures longues, dribbles...  Celui que ses proches surnomment «Coco» a livré une performance complète, l'une de ses meilleures cette saison, et confirmé qu'il assumait son nouveau rôle de buteur et de fer de lance de l'attaque merengue (9 buts en Liga).

«Karim a réussi un match mémorable, impeccable, complet. Mais ce n'est pas une nouveauté, il a joué à très haut niveau depuis le début de la saison», s'est réjoui son entraîneur Santiago Solari.

Benzema a aussi été décisif sur un autre but signé du revenant Gareth Bale (67e), dont le retour de blessure est une bonne nouvelle pour un Real en plein rebond après un passage à vide début janvier.  

Pour Solari, le point noir de la soirée vient de la défense : son capitaine Sergio Ramos est sorti à la pause en raison d'un coup reçu sur un genou, et Varane l'a rejoint précocément au vestiaire pour une faute sur un adversaire qui filait au but (72e), le deuxième carton rouge de sa carrière au Real en 258 matchs disputés.

Et l'arrière-garde merengue, qui risque d'être affaiblie pour la réception d'Alavés le week-end prochain, a encaissé deux buts signés Leo Baptistao (25e) et Roberto Rosales (81e).