Les Canadiennes ont été vaincues 14-12 en tirs de barrage face aux Australiennes lors de leur match de classement pour les rangs 5 à 8 dans le tournoi olympique de water-polo aux Jeux de Tokyo jeudi.

Sportcom

Les deux équipes ont été nez à nez tout au long de la rencontre, mais la formation australienne a réussi à trouver le fond du filet à quatre occasions lors du barrage, alors que l’équipe nationale du Canada n’a répliqué qu’avec deux réussites. Une défaite difficile à avaler pour la troupe de David Paradelo.

« On est un peu déçues du résultat parce que c’était une de nos meilleures parties jusqu’à maintenant dans le tournoi. Malheureusement, ça s’est décidé en tirs de barrage, ce qui est un peu un 50/50. On a vraiment joué à notre niveau, c’était un bon défi, mais c’était une partie prenable pour nous », a mentionné Axelle Crevier après la rencontre, auteure d’un point durant la partie et un but lors en fusillade.

La Lavalloise d’adoption Shae La Roche a également marqué à deux occasions. Élyse Lemay-Lavoie, de Montréal, et Joëlle Békhazi, de Pointe-Claire, n’ont pas réussi à noircir la feuille de pointage. Claire Wright était la gardienne partante de la rencontre. La gardienne montréalaise Clara Vulpisi n’a pas vu d’action cette fois.

Les Canadiennes s’étaient donné comme mission de rebondir après leur défaite contre les Américaines en quart de finale. Même si le résultat n’y est pas, Crevier s’est dite relativement satisfaite de l’effort offert par l’équipe contre les Australiennes.

« On a bien répondu à notre défaite contre les Américaines, même si on a perdu le match. C’est difficile de perdre un match apocalyptique comme celui en quart de finale. Je suis agréablement surprise de la façon dont on s’est présentées dans l’eau aujourd’hui. On a montré du caractère et ça, c’est très important », a affirmé la Montréalaise.

Les Canadiennes affronteront les Chinoises samedi, le 7 août, pour la septième place au classement général. Même s’il ne s’agit pas d’un match pour une médaille, Crevier assure que les représentantes de l’unifolié se battront pour terminer le tournoi sur une bonne note.

« On doit finir avec une victoire. On passe très près de la victoire à chaque partie. On sait qu’on est capables de jouer ensemble et de gagner des matchs. On veut finir sur une bonne note, c’est dur d’être au niveau de presque tout le monde, mais de ne pas avoir de résultat ».

Un tournoi difficile

Après une belle performance à la Super finale de la Ligue mondiale de water-polo en juin dernier, où elles ont terminé au pied du podium, les Canadiennes n’ont pas été en mesure de répéter leurs performances aux Jeux olympiques. Avec une dernière rencontre à jouer, elles n’ont remporté qu’une seule partie dans la capitale japonaise. Un parcours bien en deçà de leurs attentes.

« Il y a plusieurs éléments qui peuvent expliquer notre contre-performance, mais on ne cherche pas d’excuses. Ce sont nos premiers Jeux olympiques, pour nous toutes, et ç’a créé un peu de nervosité en début de tournoi. Avec la pandémie, on n’a pas pu jouer beaucoup, même si on a réussi à avoir des entraînements de qualité. C’est une chose de s’entraîner, mais c’en est toute une autre de jouer contre l’élite mondiale, c’est un environnement différent et plus difficile », a expliqué Crevier en entrevue avec Sportcom.

Une maman olympienne tout près

En ces Jeux olympiques complètement uniques, Axelle Crevier a la chance que sa mère, Marie-Claude Deslières, soit elle aussi à Tokyo à titre d’officielle. Malheureusement, les restrictions liées à la pandémie font en sorte qu’elles ne peuvent pas se côtoyer à l’extérieur du site de compétition. Elle se dit toutefois privilégiée que sa mère puisse assister à ses parties.

« Je crois être l’une des seules qui a cette chance. Je sais qu’elle est là, je sais qu’elle me regarde, mais on est séparées dans le village et partout ailleurs. Elle est ici pour faire son travail, elle est toujours en amour avec le water-polo. Elle est contente de nous voir jouer, c’est un support de plus évidemment. On réussit toutefois à se parler au téléphone pour qu’elle me donne ses impressions. »

Deslières faisait partie de la formation canadienne de water-polo lors des Jeux olympiques de Sydney en 2000. Elle représente d’ailleurs un modèle pour sa fille, mais également pour toutes les joueuses canadiennes.

« Elle est un pilier du water-polo féminin au Canada. Elle m’a toujours soutenue dans le sport, particulièrement dans les derniers mois, en préparation pour les Olympiques. Ç’a fait du bien de l’avoir dans notre entourage », a conclu Crevier.