(Tokyo) La Néerlandaise Sifan Hassan, qui vise le triplé olympique 1500 m, 5000 m et 10 000 m, a été sacrée sur la première de ses trois courses, le 5000 m, lundi à Tokyo.

Agence France-Presse

Hassan, facile d’aisance dans le dernier tour, a couru en 14 min 36 sec 79 pour devancer la Kényane Hellen Obiri (14 : 3836) et l’Ethiopienne Gudaf Tsegay (14 : 3887) pour succéder au palmarès à la Kényane Vivian Cheruiyot, victorieuse à Rio en 20 216.

La Néerlandaise s’était pourtant fait peur dans la matinée en chutant sur l’épaule droite lors des séries du 1500 m, avant de se relever pour courir un dernier 400 m de feu et se qualifier pour la suite en patronne.

Elle a donné la même impression de puissance en soirée dans le dernier tour du 5000 m, en l’absence de la recordwoman du monde éthiopienne Letesenbet Gidey, qui se concentre sur le 10 000 m.

La double championne du monde en titre kényane Hellen Obiri a un temps fait illusion avant de baisser les bras dans les 100 derniers mètres pour se contenter de l’argent, comme en 2016.

Les adversaires d’Hassan ont fait l’erreur de l’emmener dans une course « lente » où sa pointe de vitesse a fait des merveilles.

C’est le premier titre olympique pour Hassan à 28 ans, après les titres mondiaux glanés en 2019 sur 1500 et 10 000 m.

Il lui reste trois courses (demies du 1500 mercredi, finale vendredi, finale du 10 000 m samedi) pour réussir un triplé inédit.

L’enchaînement des démonstrations de force de la native de l’Ethiopie, arrivée aux Pays-Bas en tant que réfugiée en 2008, est accompagné du soupçon depuis la suspension de son ex-entraîneur Alberto Salazar en 2019 pour « incitation au dopage », même si Hassan n’a jamais été mêlée à une affaire.