(Tokyo) La vedette du tennis japonaise Naomi Osaka a déclaré lundi qu’elle espérait être « au meilleur de sa forme » aux Jeux olympiques et qu’elle participerait bien aux conférences de presse, après s’être retirée de Roland-Garros et Wimbledon en invoquant son combat contre l’anxiété.

Agence France-Presse

« Je me prépare petit à petit afin d’être au meilleur de ma forme » à Tokyo, a indiqué dans un message publié par la NHK la numéro deux mondiale, qui s’est retirée de Roland-Garros après le 1er tour début juin avant de déclarer forfait pour Wimbledon.

« Depuis que j’ai attiré l’attention du monde entier, j’ai toujours eu des crises d’anxiété. C’est notamment le cas à l’approche de grandes compétitions », a-t-elle expliqué.

Son retrait du Grand Chelem parisien était la conséquence d’un différend avec les organisateurs sur ses engagements médiatiques.

Le 27 mai, elle publiait le message suivant sur Twitter : « J’écris ceci pour dire que je ne répondrai à aucune question de la presse pendant Roland-Garros ».

Elle ajoutait : « J’ai souvent eu le sentiment que les gens n’ont aucun égard pour la santé mentale des sportifs et cela me frappe à chaque fois que je vois une conférence de presse ou que j’y participe ».

La révélation de son combat permanent contre l’anxiété et des épisodes dépressifs, qui l’a éloigné du circuit ces dernières semaines, avait suscité un vif débat et beaucoup de réactions.

Dans son message à la NHK, publié en japonais, Naomi Osaka s’est dite « fière » de jouer pour son pays aux Jeux olympiques.

« Cette fois, les Jeux olympiques se dérouleront au Japon, où je suis née. J’ai beaucoup de souvenirs agréables au Japon. Je suis fière de jouer en tant que membre de l’équipe du Japon pour les Jeux olympiques ». Récemment, a-t-elle poursuivi, « j’ai passé beaucoup de temps avec ma famille. Je peux paisiblement redescendre en pression, mentalement et physiquement ».

Et de conclure : « À partir de maintenant, je me rendrai aux conférences de presse, tout en tenant compte de ma santé mentale ». Selon elle, la vie privée des sportifs « devrait être protégée ».